Posté le 27 janvier 2025 par La Rédaction

Elle est « la fille derrière la caméra ». Maryne – avec un y, « ce n’est pas une coquetterie, c’est écrit ainsi dans l’état civil ! » – forme avec Franck Grassaud, le binôme de France 3 régions à Bourg-en-Bresse… Mise en mots de celle qui, d’ordinaire, met en images.


La trentaine à peine entamée, Maryne est de toutes les aventures journalistiques. Depuis maintenant six ans au côté du journaliste bressan, elle ratisse le département à la rencontre de celles et ceux qui font l’actu. Chaque jour. Et chaque jour en soirée, le fruit de leur travail est diffusé à l’antenne. « La télé, dans ma famille, a toujours été le média par lequel on s’informe. » Avec déjà les chaînes de France télé chez ses parents et grands-parents. Plus qu’à l’esthétique, Maryne est sensible à la façon dont un fait est retranscrit. À l’importance d’être au bon endroit au bon moment. « À la valeur historique de l’image. » De citer notamment ce journaliste, pénétré dans une des tours du World Trade Center avant que l’une, puis l’autre ne s’écroulent. « Les plans étaient horribles, mais… il était là. » Une vision du métier héritée de sa propre expérience comme téléspectatrice ; et cultivée depuis au côté de son binôme et mentor Franck Grassaud. Car si Maryne a tenté la presse écrite et la radio, rien jamais, n’a équivalu à la force de l’image. « Je savais que je m’orienterais vers l’audiovisuel. » Qu’elle ne travaillerait pas seule, aussi : « Il y a ce côté rassurant : si l’un manque quelque chose, l’autre pallie. » Ainsi fonctionnent-ils ensemble, chacun à sa mission, pour rendre le plus justement la vie des autres. Avec cette liberté, qu’ils savent précieuse, de pouvoir choisir leurs sujets, indépendamment de l’audience qu’ils génèrent. « France télé est un service public. On ne s’empêche pas de faire quoi que ce soit. » Telle est leur ligne éditoriale ; et telle est celle dont ils ne dérogeront pas.

Un jour, un monde S’il n’est pas deux jours qui se ressemblent – quant à l’histoire dont ils sont le théâtre – chaque jour, lui, obéit à un même déroulé. Soit la conférence de rédaction le matin, le reportage terrain, le dérushage, l’envoi au monteur à Lyon, l’enregistrement de la voix pour Franck, le mixage et la veille infos assurée par Maryne en prévision des lendemains. « Il n’y a pas forcément d’actu chaude tous les jours… » Tous les jours en revanche, il faut sortir un sujet. Filmer, interviewer, avec l’art que cela suppose de mettre les interlocuteurs à l’aise. « Le but n’est pas de voir des gens perdre leurs moyens face caméra. Quand on en est là, on coupe. » Avec la frustration aussi – admise quand on est journaliste – que cela suppose de voir condensées plusieurs heures de présence et des dizaines de minutes de prises en seulement deux de reportage. « Au début, j’étais impressionnée que tout cela puisse tenir dans cet espace-temps. Je ne pensais pas possible que les sujets sortent à l’heure. C’est le défi chaque jour. » Défi que Maryne relève avec Franck avec une fluidité telle que les mots, souvent, sont superflus. « On se connaît assez pour ne pas devoir parler. » Si le métier a appris à la journaliste reporter d’images que la vie n’est pas noire ou blanche, plutôt pleine de nuances – « pour qui n’est pas rempli de préjugés ! » -, le rédacteur, lui, partage au quotidien son intelligence des gens. Sa faculté à écouter, comprendre et dire ; à laquelle elle, avec talent, ajoute celle de montrer. Si ça, ce n’est pas de la complémentarité !

« Maryne a toutes les intelligences, y compris celle de me supporter ! », lance Franck Grassaud dans un éclat de rire. « Franchement, c’est une collègue très cultivée, sensible et patiente… j’ai beaucoup beaucoup de chance de travailler avec elle, et je dis souvent aux intervenants que nous croisons, qu’eux aussi, car elle saura raconter leur histoire en images, sans en rajouter, dignement. Elle est très douée, mes collègues m’envient. Et je crois qu’on peut être fiers du travail effectué ensemble dans l’Ain. » Franck Grassaud

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