Posté le 8 octobre 2025 par La Rédaction

“ Là où nous étions financés pour ce que nous étions, nous sommes maintenant financés pour ce que nous faisons. ”
Les associations doivent faire face à de nouvelles logiques de marché : baisse des subventions, concurrence avec des entreprises privées… Comprendre ces changements est essentiel pour mieux se défendre et rappeler l’importance du rôle non lucratif des associations.
Pour en parler, l’AGLCA propose un rendez-vous exceptionnel avec des experts pour :

  • Comprendre les logiques de marché pour pouvoir défendre deux grands principes de l’association : la non-lucrativité et la subvention
  • Analyser les mécanismes de contractualisation avec les collectivités et leurs enjeux
  • Avoir des arguments pour faire face à ces logiques
  • Préserver le rôle centrale des associations dans la vie démocratique, et le dialogue avec les collectivités


Avec la participation exceptionnelle de Marianne Langlet du Collectif des Associations Citoyennes (CAC) et coordinatrice du rapport sur la marchandisation des associations.

  • Témoignage d’associations locales
  • Temps d’échange avec les experts, associations et collectivités, suivi d’un pot

La marchandisation des association c’est quoi ? À partir des années 1980, les logiques marchandes deviennent dominantes dans le secteur social. La sémantique en lien avec la production et la quantification devient la norme à travers notamment la généralisation des indicateurs de résultats et de performances. C’est tout d’abord à travers l’application généralisée du «New Public Management», qui consiste à inscrire les dynamiques du secteur marchand dans les institutions publiques, que cette logique capitaliste s’est diffusée au sein des associations. Dans la première partie du document, le rapport propose ensuite plusieurs approches et définitions issues de la recherche pour identifier le concept de marchandisation. Nous pouvons notamment y retenir qu ’elle « se traduit par la transformation d’une chose en un produit échangeable sur un marché » et pour cela il faut le « standardiser, le quantifier, le monétiser, et le privatiser ». Cette analyse nous permet également de distinguer le terme de «marché du social» pour décrire les logiques dans lesquelles les associations se retrouvent actuellement à travers notamment les évolutions des modèles de financements où les subventions tendent à se raréfier pour favoriser la dynamique actuelle des appels à projets, qui précarisent l’ensemble des structures. En effet, « la part des subventions dans les ressources associatives est passée de 34% en 2005 à 20% en 2017 ».

Source : Le rapport « Marchandisation et financiarisation des associations »

Programme complet : https://www.aglca.asso.fr/Le-Mois-de-l-Economie-Sociale-et-Solidaire

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