Posté le 25 mars 2026 par La Rédaction

L’ancien meneur de la JL Bourg vit son rêve en Espagne avec Bàsquet Manresa où il a signé 2 ans + 1 an, dans le très relevé championnat Liga ACB. Hugo se confie sur sa nouvelle vie.

Est-ce que la JL est toujours dans un coin de ton cœur ?
Bourg sera toujours mon cœur. Il y a plein de choses et de personnes qui me manquent à Bourg. Quand j’ai pris la décision de venir en Espagne, je savais très bien ce que je quittais. Mais aujourd’hui, je suis concentré sur Manresa.

Tu aurais pu rester, tu étais encore sous contrat et même capitaine…
J’aurais très bien pu continuer à progresser à Bourg, ce n’était pas le problème. L’équipe est encore très compétitive cette année. Mais pour moi, c’était important de sortir de ma zone de confort, de découvrir un nouveau club, une nouvelle ambiance. Aujourd’hui je suis content de mon choix et de découvrir le championnat espagnol et une autre manière de jouer.

Tes débuts ont été très réussis. Tu t’attendais à performer aussi vite ?
Honnêtement, je ne me projetais pas comme ça. Mon objectif en arrivant était surtout d’apprendre la manière de jouer ici et de m’y adapter. Le style de jeu change pas mal, et il y a aussi le changement de coach et de méthodes d’entraînement. Les trois dernières années à Bourg, j’étais avec le même coach, donc je connaissais parfaitement ses attentes. Ici tout est nouveau. Je ne m’étais pas fixé d’objectif chiffré. Je voulais juste m’adapter à la ligue, au club… et être performant.

Quelle est la principale différence entre la Betclic Élite et la Liga ACB ?
Le rythme, clairement : le jeu est plus rapide. Et en plus, je suis arrivé dans une équipe où le coach veut beaucoup de possessions, beaucoup de rythme en attaque comme en défense. Il y a aussi eu cette blessure en fin d’année qui t’a coupé dans ton élan. Comment tu l’as vécue ? Ce n’était pas facile. On enchaînait beaucoup de matchs, il y avait déjà des blessés… Ce genre de chose arrive avec ce rythme. C’était ma première blessure musculaire, donc j’ai essayé de bien la gérer. Je suis revenu début janvier, j’avais rejoué après seulement un entraînement. L’équipe est ensuite partie jouer à Istanbul et je suis resté pour continuer à travailler et reprendre le rythme tranquillement. Mais deux jours avant de rejouer en championnat, je me suis fait une entorse de la cheville. Et là, ça a été plus compliqué. La blessure a mis du temps à guérir. Aujourd’hui encore, je ne suis pas à 100 %, j’ai encore des douleurs. Mais je peux jouer. Quels sont les objectifs pour la fin de saison ? Collectivement, on veut se battre pour les playoffs. En Espagne, la concurrence est énorme, toutes les équipes sont très fortes. Individuellement, l’objectif est surtout de retrouver le rythme, de bien m’entraîner et d’enchaîner les bons matchs.

Comment se passe la vie à Manresa ?
La ville est assez petite, mais ça me correspond bien. C’est simple : je suis vite à la salle depuis mon appartement, tout est proche. Un peu comme à Bourg avec Lyon à côté, ici la grande ville c’est Barcelone, à environ 50 minutes. Donc quand on a du temps libre, on peut facilement y aller et il y a toujours des choses à faire. Et le gros avantage pour moi, c’est que ma famille habite à environ deux heures. Mes parents viennent voir beaucoup de matchs, et je peux aussi rentrer les voir quand j’ai quelques jours de repos. C’est beaucoup plus simple que quand j’étais à Bourg.

Ta copine t’a rejoint aussi en Espagne ?
Oui, elle est souvent avec moi. Elle fait parfois des allers-retours à Bourg mais elle est là la plupart du temps, donc ça aide beaucoup pour l’équilibre au quotidien.

Et l’équipe de France, c’est toujours dans un coin de la tête ?
Oui, bien sûr, même si je n’y pense pas tous les matins. Si l’équipe de France doit arriver, ça arrivera. Mais ma priorité reste le travail au quotidien avec Manresa.

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