L’enseigne se fait discrète, mais depuis la vitrine, on entrevoit tout un monde. Un monde en trois dimensions.
Un peu comme dans un monde magique, les machines font leur œuvre,
seules. Les objets prennent forme au gré du filament qui s’agrège. Même Dobby, l’elfe de maison, n’est pas loin… « Elles n’ont pas besoin qu’on soit à côté pour fonctionner ! », confirme Romain. Marquant sans cesse le contour du modèle, l’imprimante sculpte couche après couche comme on tricoterait
un pull maille après maille. Cette technologie, d’abord méconnue, a trouvé
une application grand public au moment de la crise, avec l’impression d’équipements de protection (des visières, notamment) à l’attention des soignants. À l’œuvre : des passionnés volontaires, de tous âges. « On a des jeunes d’une dizaine d’années, jusqu’à des personnes de plus de 70 ans » assure-t-on à la boutique. Le phénomène est universel.

Si l’enseigne propose du matériel à la vente (avec des modèles dès 250 €), elle se veut aussi prestataire de services, avec d’une part la formation des acheteurs – ou utilisateurs d’imprimantes ; et d’autre part, l’impression de maquettes soumises par les clients. « Des professionnels, mais aussi
beaucoup de particuliers, pour du loisir comme pour du très technique. » Car on est loin des seuls objets à poser en déco sur le bureau. L’impression 3D sert aux secteurs de la mécanique, du médical, de l’automobile, l’aérospatiale même, jusqu’à la construction. Dans des formats allant du très petit, réservé notamment aux pièces de chirurgie, jusqu’au très grand, pour des maisons.
De par ses propriétés, le PLA (un plastique en amidon végétal) offre souvent une solidité équivalente à celle des matériaux traditionnels. Les pièces présentent un intérieur en alvéoles, qui confère une souplesse suffisante pour encaisser les coups sans se déformer. Robuste, donc, et surtout recyclable. « La matière en surplus est réutilisée, rien ne se perd. » Un atout, quand l’industrie plastique (qui travaille avec l’ABS) est montrée du doigt pour ses émissions carbone.
Convaincue du potentiel de l’impression 3D, l’équipe d’Inocom3D – Romain, Angélique et Alexey – œuvre à sa démocratisation. Car ce n’est pas que l’affaire de geeks, ou amateurs de figurines. L’installation de la boutique, au centre de Bourg-en-Bresse, c’est un peu le pari de la technologie 3D au service du grand public. Une technologie qui s’émancipe des seules applications récréatives pour s’inviter dans des projets professionnels. Une technologie, aussi, à la portée de tous, quels que soient les budget et niveau de qualification. « On trouve du matériel moins cher que la dernière PlayStation, et on s’en sert plus longtemps… » Sans compter l’infini de possibilités !

Côté cadeaux, on trouve de belles réalisations à moins de 20 €, disponibles à l’emporter. L’enseigne se la joue aussi romantique et propose, à l’occasion de la Saint-Valentin, plusieurs roses et bijoux. Dans les cartons également, pour une mise en œuvre prévue au printemps : de la photogrammétrie, qui permet d’obtenir, après foule de prises de vue en studio, une sortie 3D d’objets et personnages réels.
Attention toutefois, si l’impression 3D offre des résultats surréalistes, elle requiert de la patience. Plusieurs heures, jusqu’à plusieurs jours, sont nécessaires à la sortie des objets selon leur taille. De quoi tenir en haleine jusqu’au bout de la manœuvre. La révolution est en marche !

Inocom3D
25 rue Victor-Basch à Bourg
09 86 78 45 85
www.inocom3d.fr
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Ouvert du mardi au samedi, de 10 h à 19 h