Posté le 26 février 2025 par La Rédaction

On connaît son homonyme en rose, invitant à l’automne au dépistage du cancer du sein. Lui est bleu, en mars et consacré au cancer du côlon. Mars bleu, donc, est une campagne menée chaque année par la Ligue contre le cancer pour diagnostiquer, permettre une prise en charge précoce et ce faisant mieux combattre la maladie. Auprès des femmes comme des hommes dès 50 ans, le cancer du côlon doit faire l’objet d’un dépistage systématique tous les deux ans, jusqu’à 74 ans pour s’assurer que rien dans les résultats n’indique le risque de développer un cancer. « Dans la plupart des cas, veut préciser le Dr Bruhière, président du comité de la Ligue dans l’Ain, il s’agit de polypes bénins que l’on retire lors d’une coloscopie. » S’il est entendu que le tabac est nocif, et joue un rôle quel que soit le cancer, celui du côlon exige de réduire sa consommation de viande rouge et de charcuterie, à cause notamment de leur teneur en nitrites. Sur le total des personnes à qui la CPAM adresse un courrier invitant à se faire dépister, seules 38 % font la démarche. Le format du prélèvement est pourtant autrement plus simple et fiable qu’auparavant. « Tout se fait chez soi. Il suffit de frotter une baguette sur ses selles, la plonger dans un liquide et l’envoyer. » Et, si le test est positif, faire une coloscopie. « 4 % reviennent positifs et, sur ces 4, 8 % seulement correspondent à un cancer » rassure le Dr Bruhière, qui observe une tendance à l’évitement plutôt qu’à la démarche du dépistage. La faute au sujet – tabou – tout autant qu’à la peur du verdict. « Les chances de survie dépendent du stade. Pris au début, le cancer colorectal se guérit dans plus de 90 % des cas. » Quant à la coloscopie, pratiquée désormais sous anesthésie générale légère, elle permet d’un même coup de voir et traiter. Quiconque veut effectuer un dépistage peut demander à son médecin traitant, en pharmacie ou auprès des services hospitaliers, un kit pour faire soi-même. « C’est 5 minutes d’inconfort, pour 30 ans de vie gagnés ! » Les encore sceptiques iront au Côlon Tour, les 28 mars à Thoiry, 29 à Valserhône et 10 avril à Oyo. « C’est un gros côlon gonflable à l’intérieur duquel on pénètre pour mieux comprendre comment ce tuyau de 1,80 mètre sur 5 ou 6 cm de diamètre fonctionne. » Il paraît que quand on perçoit l’enjeu, on est plus enclins à jouer le jeu.


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