Après trois ann.es de repli, le marché immobilier de l’Ain retrouve progressivement son souffle. Les chiffres dévoilés par les notaires du département confirment une reprise de l’activité. en 2025, portée essentiellement par l’ancien, tandis que le neuf continue de traverser une zone de fortes turbulences. Avec 9 260 ventes enregistrées l’an dernier, contre 8 910 en 2024, le département affiche une progression de 4 %. Une dynamique qui s’inscrit dans le mouvement national, soutenue par la baisse des taux d’intérêt et le retour progressif des acquéreurs sur le marché. « Nous sommes dans une sortie de crise technique », résume Me Alexandra Lecoq, tout en appelant à la prudence. L’ancien reste le moteur du marché avec 7 930 transactions. Les ventes d’appartements anciens progressent de 5,6 % et celles des maisons de 7,1 %. Les prix suivent la même tendance : 2 610 €/m. pour les appartements anciens (+5,7 %) et 255 000 € pour une maison (+1,2 %). Le contraste est frappant avec le neuf. Les ventes d’appartements neufs chutent de 24 % en un an, signe d’un marché en difficulté. Coûts de construction élevés, capacité d’emprunt limitée et offre insuffisante freinent les projets. Géographiquement, le Pays de Gex et la Plaine de l’Ain concentrent à eux seuls 43 % des ventes. Bourg-en-Bresse demeure un marché de référence avec un prix médian de 1 820 €/m. dans l’ancien. Autre enseignement : les acheteurs sont majoritairement locaux. Près de sept acquéreurs sur dix résident déjà dans l’Ain et un tiers ont entre 30 et 39 ans. Des indicateurs encourageants qui témoignent d’un marché plus actif, sans pour autant annoncer un véritable retour à l’euphorie immobilière.
Immobilier dans l’Ain : le marché reprend des couleurs
