Depuis la jungle amazonienne et la mangrove de la Casamance, la jeune Bressane trace sa voie. Aujourd’hui, elle publie Felis silvestris.
« Je n’ai pas grandi spécialement avec ou dans la forêt, mais j’y suis entrée par la grande porte qu’est l’Amazonie, se souvient Anouk Lejczyk, à l’âge de vingt-trois ans. » Son héroïne ira beaucoup moins loin, en rejoignant des zadistes mobilisés pour défendre une forêt contre les sales pattes d’une multinationale.
« L’histoire d’une femme dans une situation d’errance et de mal-être, qui se retrouve en plein hiver dans une forêt occupée par un petit groupe d’activistes, résume Anouk Lejczyk. Ils viennent de gagner un combat contre une firme qui exploite le charbon dans une forêt pleine d’animaux protégés. Elle a du mal à faire des choix et trouver sa place dans le monde. » D’où cette décision de rejoindre le petit groupe de zadistes…
La forêt au cœur du roman
Anouk Lejczyk avait tourné deux documentaires avant de se lancer dans l’écriture : en 2012 tout d’abord au Pérou, puis en 2017 en Casamance. Le premier, Asi Nomas, racontait sa rencontre avec Hector, un Indien qui vit en Amazonie ; le second, Permakabadio, relatait un projet de permaculture mené par des habitants d’un village du Sénégal et de jeunes Européens. Aujourd’hui, elle signe Felis silvestris, un roman qui vient de paraître dans la toute jeune maison d’édition du Panseur. Felis silvestris, c’est le nom scientifique du chat sauvage, le chat forestier qui hante les bois d’Europe. Car il est de nouveau question des forêts dans le roman, un univers qui fascine la jeune femme originaire de Bourg-en-Bresse, mais qui s’est installée voilà peu à Paris. Ces chats des forêts, peut-être en rencontrera-t-elle bientôt, car la jeune femme suit depuis bientôt un an une formation de bûcheron !
Felis silvestris d’Anouk Lejczyk aux éditions du Panseur, 17 €.
