HyBiper. Pour une bonne «hy»giène sans les «bi»joux «per»sonnels. Une invention née de l’expérience de Sandrine Iniesta, infirmière. L’idée lui est venue lorsqu’en 2008, le ministère de la Santé sommait les établissements de développer une politique de mains sans bijoux. Sandrine a souhaité proposer une solution au personnel soignant pour garder ses effets personnels sur soi et ainsi éviter tout risque de perte, vol ou contamination. « J’ai d’abord fabriqué un prototype, que j’ai porté dans mon service… » La demande a suivi. HyBiper, c’est un œuf, avec fermeture à pas de vis, tenu par cordon. « Il est assez grand pour y mettre des bijoux, une clé de casier, une pièce de 2 € pour le café ! » Et assez petit pour être porté sous la blouse, sans entraver les gestes ni irriter la peau. Car Sandrine a choisi un fabricant de matériel médical pour la conception de l’HyBiper. « Les tests cutanés avaient été réalisés en amont, j’ai gagné du temps ! » Elle propose aussi la personnalisation des coques avec différentes couleurs selon l’identité de la structure, et un marquage, assuré par Ascom (Bellignat). Le conditionnement, lui, est confié à un ESAT. Celui des Brosses, à Vernoux. « Tout se passe dans l’Ain ! », résume l’intéressée. En témoigne le label Origin’Ain obtenu l’an dernier. Nouveaux usages La pandémie et son lot de précautions, notamment le recours systématique au gel hydroalcoolique, ont permis de sensibiliser le public aux bonnes pratiques. « Le lavage des mains au savon est entré dans les mœurs. » Comme les mains sans bijoux sont devenues – ou devraient devenir… – la norme en milieu médical. « Près de 5% des personnes hospitalisées contractent une infection nosocomiale : ce n’est pas négligeable ! » Ainsi Sandrine invite-t-elle à ajouter l’HyBiper à la panoplie des soignants, tel que l’ont déjà fait Adecco médical, la Clinique protestante de Lyon, la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN).
HyBiper
www.hybiper.fr
Facebook et Instagram
Prix : 6 € (5 € pour les lecteurs de Magville
jusqu’au 31 mai)
