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De Radio B à Fun Radio, découvrez l’ascension fulgurante de Lucas Genillon

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À 23 ans, Lucas Genillon pilote la matinale de Fun radio de Bruno Guillon, écoutée par 1,5 million d’auditeurs !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans l’animation radio ?
J’écoutais énormément la radio quand j’étais petit à Ambérieu. Et puis en troisième, j’ai fait mon stage d’observation à Radio B, à Bourg. Ils m’ont fait tester un peu tous les métiers : programmation, réalisation, technique, journalisme, animation… Ils m’ont aussi fait faire une petite émission de fin de stage, non diffusée. Puis proposé de revenir comme bénévole. J’ai finalement passé trois ans à Radio B. Les deux premières années, je faisais une chronique qui s’appelait Ambérieu interview news et la troisième année, avec un ami, on a lancé une émission thématique un samedi sur deux : rap, électro, rock… On faisait varier les ambiances. Nos trois dernières émissions, on les a même réalisées en direct d’un bar, les Triplettes Social Club.
Pour devenir professionnel, tu as suivi une formation ?
Après le Bac, mes parents m’ont suivi à 100 % dans mon projet. Je me suis inscrit au Studio École de France, en dehors de Parcoursup. J’y ai fait un BTS Métiers de la radio. Pendant cette formation, j’ai eu deux stages marquants à RTL avec Éric Jean- Jean et sur Fun radio, sur une émission qui s’appelait Studio Fun radio. Fun radio m’a proposé de continuer en pige, c’est-à-dire en remplacements. Ça a duré un an. Puis, ils m’ont proposé de devenir réalisateur de la matinale de Bruno Guillon.
Tu t’es retrouvé à la réalisation d’une des plus grosses matinales de France… Tu as ressenti la pression ?
Oui, bien sûr. La matinale de Fun, c’est 1,5 million d’auditeurs cumulés chaque matin, et jusqu’à 400 000 personnes simultanément sur les plus gros quarts d’heure. L’horaire est difficile aussi : on commence à 4 h 30 et on finit vers 10 h. Mais j’ai accepté parce que c’était un vrai challenge.
C’est quoi le rôle du réalisateur ?
Déjà, le timing : on sait combien de temps les animateurs peuvent parler, quand il faut lancer une musique, un top horaire, un jingle… On gère aussi toutes les ambiances sonores : si les animateurs parlent de cirque, par exemple, je vais mettre une ambiance de cirque, des bruitages, des extraits. C’est vraiment embellir l’antenne. On a aussi un travail d’écriture : on prépare les sujets du lendemain en fonction de l’actualité. Et puis dans cette matinale, il y a énormément d’improvisation. Donc la réalisation aussi doit improviser.
Ta plus grande frayeur ?
La pire chose, c’est un blanc antenne. À partir de cinq à sept secondes sans son, un disque de secours s’enclenche automatiquement. C’est extrêmement désagréable. Ça peut arriver, mais on fait tout pour éviter ça.
Être dans le même studio, c’est mieux pour l’ambiance, non ?
Oui, pour le feeling c’est top. Après, ça demande de la concentration, parce que tout le monde est ensemble, ça parle, ça réagit, et moi je dois rester très attentif pendant quatre heures. Mais Bruno et son équipe sont ultra pros, donc je n’ai jamais à « taper sur les doigts ».
La suite de ta carrière ? Derrière la console ou derrière le micro ?
Honnêtement, les deux me plaisent. Réa et animation sont très complémentaires. Beaucoup d’animateurs aujourd’hui réalisent aussi. Mais oui, à terme, j’aimerais faire plus de micro comme je le fais pour Fun radio Belgique. Peut-être aussi aller vers le digital, la vidéo, les réseaux. C’est un univers proche de la radio et de la télé, mais avec un public différent, et ça m’attire.
Parmi les personnalités rencontrées qui est la plus grosse star ?
David Guetta. Il vient une fois par an, et c’est toujours un super moment.
Aujourd’hui tu es sous contrat jusqu’à la fin de la saison ?
Oui, jusqu’à début juillet. Je suis intermittent du spectacle pour Fun France et autoentrepreneur pour Fun Belgique.
Dans l’Ain, tu as gardé des contacts ?
Ma famille est toujours là-bas. Et je suis toujours en contact avec la directrice de Radio B. J’ai aussi gardé contact avec certains profs.

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