Posté le 27 février 2026 par La Rédaction
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Portrait d’un routard en quête de nouveaux horizons, au contact d’une nature reine et d’une faune étonnante.
Jean-Philippe Maucourant a toujours eu la passion des animaux, des voyages et du kayak. En 1991, il part à Cuba, dont il retient aujourd’hui les haut-parleurs dans les villes pas éclairées, les vieilles voitures américaines, les cigares, Hemingway et les iguanes. Ce garçon, dont les parents ont créé la Compagnie des animaux en 1966 à Bourg-en- Bresse, a vite ressenti le besoin de savoir comment vivent les animaux dans leur milieu naturel. Également de connaître le rapport des autres habitants de la Terre avec eux. Après un séjour à Djibouti comme coopérant en 1993-1994, il travaille avec ses parents et finit par reprendre l’affaire. Jean-Philippe poursuit les voyages, d’un mois toujours et souvent seul. La Namibie, ses éléphants et son désert, le Costa Rica, ses oiseaux, les reptiles et le kayak – « 40 ans que j’en fait… C’était avant que le pays ne devienne un lieu de villégiature pour les Américains ! » Le Mozambique aussi, dont il parle avec émotion du serin, le Zimbabwe, la Tanzanie et les fameux big five : éléphant, buffle, lion, léopard et rhinocéros. Il le reconnaît : s’il a connu d’autres pays, comme le Panama, les Antilles ou Hanoï, c’est bien l’Afrique lui tient à cœur. Jean-Philippe Maucourant ne se revendique pas du tout aventurier. « Et il n’y a pas que mon business. Aussi la curiosité, le plaisir de connaître et d’apprendre. » En 2023, il prend la direction du Rwanda et de ses mille collines. La douceur, la beauté des paysages… « Kigali, la capitale, est une ville entre Afrique et Europe. Elle grouille, mais elle paraît rassurante pour un Occidental. » De citer aussi les oiseaux, les gorilles, les lacs et volcans. Aussi, surtout : le mémorial violent très émouvant. « Le génocide – des Tutsis par les Hutus, du 7 avril au 17 juillet 1994 – est partout. On se rend compte que c’est plus ou moins tabou, difficile d’aborder le sujet, pour nous les gens de l’extérieur. Il n’y a pas de guide humain dans le mémorial, mais des commentaires audio. »

Un Burgien au Malawi
Dans le pays où il se trouve, le Burgien improvise beaucoup. Selon la météo, l’état des routes, la situation politique. Parfois en amont, avant de partir pour le Malawi, son dernier voyage à ce jour. Il fréquente surtout les chambres et la salle du petit déj’, avant de s’en aller humer l’air. Il n’est pas pressé, il a un mois devant lui. Il baragouine l’anglais, aime le contact, pense être avenant… Et quand il s’agit de business, de renseignements sur les animaux, il y a Internet. « Je mange le plus souvent local, en faisant attention. On est tellement aseptisés en France… J’ai mangé du maïs grillé, mais pas le rat au barbecue ! »
Le Malawi, pays enclavé, a son lac de près de 600 km de long, 30 à 80 de large, qui lui sert un peu de mer. On y retrouve l’une des faunes piscicoles lacustres les plus riches du monde, notamment le poisson cichlidé. « Un véritable poumon pour ce pays pauvre, rural, où l’on rencontre des femmes qui vont au bois et à l’eau… L’Afrique touche ce qu’il y a de plus sensible en nous. » Le Malawi, ce sont aussi les buffles, éléphants, hippopotames, avec des réserves d’animaux accessibles, plus petites et moins fréquentées qu’en Tanzanie, et « des lodges perchés au milieu de nulle part, hors du temps ». Prochaine destination pour l’ami des animaux ? L’Éthiopie, ou changement complet de décor en Arménie.