
C’est certainement dans son enfance que Véronique Rousset Mitrani s’est passionnée pour l’humain, en écoutant les histoires de son père journaliste. Une passion pour autrui qu’elle a développée en 2014 avec la création de Novacap, un centre de formation et de coaching. Pourtant, l’an dernier, elle ressent le besoin de s’intéresser différemment aux personnes qu’elle rencontre. En puisant dans ses nombreuses expériences, un déclic lui apparaît à l’issue d’une conférence où elle interroge un ancien membre de la DGSE. « C’était formateur de lui poser des questions et d’écouter son expérience. J’avais l’impression d’être dans un roman. » Aussitôt, l’entrepreneuse se lance dans la création d’un podcast, un choix qui ne relève pas du hasard. « On entre davantage dans l’intime. Mes invités oublient le micro juste devant eux. Ils se sentent comme dans une bulle et se livrent plus facilement », constate-t-elle. Le premier épisode est sorti le 4 février, jour de la Sainte-Véronique sous le parrainage de Fred Fauthoux (coach de la JL Bourg). Baptisé Inside Out, il a pour objectif « d’exprimer ce que l’on garde à l’intérieur de nous ». Dans ses premiers épisodes, Véronique s’est d’abord intéressée au domaine sportif, qu’elle affectionne particulièrement pour ses valeurs. « J’aime la résilience, l’abnégation et le dépassement de soi que procure le sport », affirme-t-elle, avant de s’ouvrir à des invités venus de tous horizons. Étienne Masson, Clémentine Geoffray, Grégoire Berthon ou encore le duo burgien Lola-Marie Magnin et Hugo Benitez se sont déjà installés derrière son micro. Pour s’adresser à ses invités, Véronique modifie légèrement sa voix. « Je pratique l’hypnose dans mes coachings, alors je souhaitais garder la même voix hypnotique. Même ma fille ne m’a pas reconnue ! » s’amuse-t-elle. Disponible sur toutes les plates-formes d’écoute, le podcast Inside Out dure généralement entre 45 minutes et une heure. Pourtant, lorsqu’il s’agit de le préparer, Véronique ne compte pas son temps et se plonge dans le parcours de son interlocuteur. « J’aime entrer dans la vie de mon invité, même si je sais immédiatement les questions que je souhaite lui poser. » À l’avenir, Véronique aimerait poursuivre le développement de son podcast pour « découvrir d’autres histoires extraordinaires et des parcours atypiques ». Elle envisage également de donner une dimension encore plus immersive à son projet, en produisant, par exemple, des reportages audio.