L’Ain n’a pas un, mais deux représentants cette saison dans l’Amour est dans le pré. Deux Bressans : Justine, de la Ferme des 2 Cocottes à Saint-Didier-d’Aussiat, et Vincent des Abeilles de Mellonia, que M6 a choisis pour l’aventure d’une vie.
• Vous participez à cette nouvelle saison et vivez à 10 minutes l’un de l’autre, c’est un hasard du casting ?
Justine : C’est un pur hasard ! Je n’étais pas du tout au courant que Vincent participait. Aux premiers castings, une casteuse m’a dit qu’elle était dans le coin quelques jours avant pour une belle pépite… J’ai appelé Vincent, je lui ai dit : « Est-ce que tu es célibataire ? » Il m’a répondu oui, et j’ai hurlé « Tu fais l’Amour est dans le pré ! »
• Comment avez-vous géré la ferme et les ruches pendant le tournage ?
Vincent : Le travail aux ruches permet d’anticiper les tâches à venir. C’est une organisation particulière cette année. J’ai géré l’urgence et mes parents ont pris le relais sur les tâches quotidiennes.
Justine : Quand je me suis lancée dans l’aventure, je l’ai dit à mes salariés. Je les ai prévenus qu’il allait falloir me laisser quelques jours de dispo. J’ai su quelle semaine en avance, ça m’a permis de mobiliser mon équipe.
• Pensez-vous avoir été fidèles, dans vos portraits et lors des séjours chez vous, à ce que vous êtes au quotidien ?
Vincent : Tous mes amis m’ont dit « C’est vraiment toi ! » Je suis resté fidèle à moi-même du début à la fin.
Justine : Le fait de recevoir deux gars dans le foyer où j’élève un enfant m’a fait bizarre. Ça fait un moment qu’il n’y a plus d’homme à la maison… Je suis très speed normalement et, là, j’ai voulu prendre le temps. Vivre l’aventure à 100 %. J’ai été bien plus calme que d’habitude et me suis laissé vivre alors que, normalement [en plus de la ferme], j’ai aussi mon rythme de maman.
• Vous avez eu affaire à des hommes difficiles et des histoires malsaines, est-ce évident de faire confiance dans le cadre d’un programme télé ?
Vincent : Le passé fait partie de notre vie, de notre construction intime et psychologique. Mais il faut arriver à passer outre. Ce qui est extrêmement rassurant dans ce programme, c’est que tu n’es pas tout seul dans la démarche. L’équipe est derrière, le courrier est trié pour qu’il corresponde à nos critères. Quand on se lance dans cette émission, c’est qu’on a fait un gros travail sur ce qui nous est arrivé.
Justine : J’ai toujours cette crainte du gars qui écrit pour passer à la télé… Mais je me suis dit « Vas-y, il y a du monde autour de toi », s’il y a quoi que ce soit j’aurai du soutien et un regard différent du mien pour ne pas reproduire les erreurs du passé. Je me suis engagée en pensant « Un futur sublime va s’ouvrir, feu, on y va ! »
Vincent : Si on n’est pas prêt, on se ramasse, c’est obligé. Les émotions sont décuplées, on vit tout en x 10.
• Qu’attendez-vous de l’amour ?
Justine : Je veux construire quelque chose de solide et fiable dans le temps. Je n’ai pas envie que ce soit tout feu tout flamme, car la descente est très rapide. Je veux trouver un partenaire de vie, la personne avec qui j’aurai un deuxième enfant… Pas un flirt.
Vincent : J’ai les mêmes attentes ! Je veux quelque chose de stable, de sain et qui s’inscrive dans la durée. Je veux quelqu’un de mature émotionnellement, prêt à s’engager et à construire quelque chose à deux. Pas une amourette.
Justine : Il faut comprendre aussi que les animaux, c’est du 24 h/24 et 7 j/7. Si j’ai une mise-bas compliquée à 3 h du matin, oui, j’y vais… Comme s’il y a une urgence vitale, non, je ne serai pas rentrée pour dîner.
Vincent : Ce genre de situations passent, en début de relation. Mais avec le temps, elles deviennent problématiques car la personne dit « Tu les préfères à moi », mais ce n’est pas la question. Il n’y a pas de préférence à avoir, pas de choix à faire. Ce sont des métiers-passions.
• Quel est l’instant en couple, la scène de vie qui manque à votre quotidien ?
Justine : Moi, c’est tellement bête… mais tellement bon : se prendre la main, être couchés dans un champ tous les trois avec mon fils, et regarder les nuages. Il n’y a pas besoin de mots, juste le moment de partage.
Vincent : Moi, ce serait de dire « Viens, ce week-end on se barre ! » On vit une aventure à deux sans se prendre la tête, et on se crée des souvenirs.
• Quelles sont vos habitudes, en matière de sorties ?
Vincent : Des sorties toutes simples : bars et restos entre amis, quelques cinés, pas mal de randos.
Justine : Ça dépend si j’ai mon fils ! Je sors à Bourg, à Mâcon, même Lyon. Ciné, bars et restos entre copains, théâtre aussi. Quand il est avec moi, c’est plutôt parcs d’attractions, parcs animaliers…
• À part vous, quels arguments donneriez-vous aux prétendants pour s’installer en Bresse ?
Vincent : Je l’ai dit dans mon portrait, mais au niveau du travail, on est près de tout. Et on a une richesse d’offres incroyable. Il y a aussi la gastronomie, on a de super producteurs. La culture, avec plein de sites à visiter.
Justine : On a plein de paysages différents à moins d’une heure de route. Tout est là, c’est un parfait compromis entre vie en ville et à la campagne. Il faut souligner aussi que l’on n’a pas de bouchons… S’il y en a, c’est parce qu’il y a un tracteur !
• En quoi les activités que vous avez réservées aux prétendants ont-elles permis de les tester ?
Justine : Je les ai vraiment mis en immersion, ils ont fait des tâches agricoles, que je fais dans le cadre de mon métier, et d’autres, que je fais à l’extérieur, pour voir comment ils se comportaient. Il me faut quelqu’un d’empathique, de volontaire, qui ose discuter et se sente bien partout. Comme moi.
Vincent : Ça a été un moment important, car il a permis de mieux les comprendre. Être au milieu des ruches quand on ne connaît pas, c’est anxiogène et ça révèle beaucoup de choses. C’est dans les situations de stress que l’on voit la nature humaine.
• Quelle place tient le travail dans votre vie, et laquelle ferez-vous à la personne que vous aurez choisie ?
Justine : C’est une question d’organisation. J’ai la chance d’avoir une équipe avec moi, donc de pouvoir déléguer pour avoir plus de temps avec mon chéri. En plus d’être agricultrice, j’ai un petit à la maison une semaine sur deux. Il y a la contrainte du métier, mais aussi celle de trouver un mec qui accepte ton enfant.
Vincent : Le boulot est extrêmement présent, mais je sais faire la différence avec les temps perso. Quand je suis en soirée avec des amis, on parle d’abeilles cinq minutes, mais c’est tout. J’y suis déjà toute la semaine. Je sais prendre le temps quand il le faut. Mais la personne en face doit garder en tête qu’il y a des temps forts, à ne pas rater. Le boulot c’est maintenant, pas plus tard.
• Quelle chose symbolique réservez-vous à votre dernier prétendant ?
Vincent : Mon oncle a un moulin à Jayat : le Moulin de Bruno. C’est un lieu que j’affectionne tout particulièrement. Quand j’emmène quelqu’un là-bas, c’est que je le considère avec beaucoup de respect.
Justine : Moi, c’est la présentation de mon fils. C’est faire une sortie avec lui et qu’il me dise « Lui, je veux que ce soit ton amoureux ! » Il y a aussi la présentation à ma maman. Je suis très proche de mes parents, ils m’ont beaucoup épaulée et leur avis est primordial.
Le point sur l’émission
Après les portraits diffusés il y a plusieurs mois, l’émission s’invite depuis fin août dans notre salon chaque lundi soir sur M6 avec la lecture des courriers, les speed datings à Paris et les séjours à la ferme aux quatre coins de France. S’ensuivront le choix du prétendant, quelques jours chez lui et un voyage à deux pour sceller le début d’une belle histoire…
Chaque lundi, à 21 h 10 sur M6
