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La Maison de femmes-Chrysalide ouvre à Fleyriat

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Aux frais papas, frères et soeurs entrant dans le hall du Pôle mère-enfant, se mêlait début décembre une foule venue inaugurer la Maison des femmes- Chrysalide, intégrée au centre hospitalier de Bourg. Un espace tout entier dédié à l’accueil, la prise en charge et l’accompagnement des femmes victimes de violences.

Fait de société
L’émotion était palpable à la tribune, tant l’échéance était importante. Les coresponsables et docteurs Van Nieuwenhuyse et Adélaïde – respectivement gynécologue-obstétricienne et médecin urgentiste -, prenaient les premières la parole pour présenter la Maison des femmes-Chrysalide, fruit d’un travail mené depuis 4 ans avec de nombreux partenaires : associatifs, institutionnels et de santé. Un espace né d’une réflexion selon laquelle « en tant que soignants, on est témoins ». Témoins des conséquences du mécanisme de violence à l’encontre des femmes. Physiquement, bien sûr, et psychologiquement. Car s’il est difficile d’en parler, il peut ne pas être évident non plus de le conscientiser. « Il y a beaucoup de freins », quant à l’identification des faits qualifiés de violence ; et à la culpabilisation de la victime par l’entourage, sinon l’agresseur lui-même… Un grand flou que veut préciser et graduer le violentomètre, un outil diffusé pour reconnaître le stade audelà duquel une femme est effectivement violentée. Parmi les freins figurent aussi, du côté des soignants : la peur d’être intrusif et un manque de formation qui, souvent, empêchent d’apporter une réponse pertinente. Face au besoin vital de savoir reconnaître et réagir face aux violences, le centre hospitalier a formé ses agents pour tour à tour dépister et orienter efficacement. Une compétence qui s’inscrit dans l’action coordonnée des partenaires, assurant le suivi complet et sans redite, au gré des interlocuteurs, du cas de chacune.

Action collective
Fin 2024, Chrysalide rejoignait le réseau Restart, regroupant une trentaine de Maisons des femmes dont Ghada Hatem ouvrait en 2016 la première en région parisienne. « Elle nous a donné le courage et le culot d’y croire » remercie le duo, aux côtés duquel se mobilisent secrétaire, psychologue, assistante sociale, médecin, sage-femme et auxiliaire de puériculture. Une équipe pluridisciplinaire proposant à toute femme victime de violences intrafamiliales ou par un partenaire intime avérées ou suspectées, à toute femme reçue aux urgences gynécologiques pour viol et toute femme résidant ou hébergée dans le territoire sanitaire du centre hospitalier ; un parcours de soins personnalisé adapté à sa temporalité. « Notre démarche est d’aller vers… Les femmes viennent ici en se sachant attendues. » Si Chrysalide prend en charge les soins somatiques et psychiques, elle prévoit aussi, en lien avec ses partenaires : Avema, Cidiff, Couples & familles entre autres, l’accompagnement sociojuridique des victimes, jusqu’à leur complète reconstruction. Plusieurs mois donc, le temps de combattre ce « fléau » et de s’en relever. Avec, en ligne de mire, le déploiement promis par la directrice, Frédérique Labro-Gouby, d’un praticien en médecine légale pour protéger aussi les enfants. Car si le danger rôde au sein du foyer, il attente à la sécurité de la famille tout entière.

En chiffre :

Maison des femmes-Chrysalide
Pôle mère-enfant, Centre hospitalier
de Bourg-en-Bresse (900, route de Paris)
04 74 45 44 69
chrysalide@ch-bourg01.fr
www.ch-bourg-en-bresse.fr

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