Ton parcours ?
Autodidacte dans l’art de la couture, je tombe dans les bobines de fil il y a un peu plus de 20 ans. Le désir de créer mon entreprise et de faire mes propres collections est venu assez rapidement, et je reste soutenue par la clientèle qui me dirige à chaque collection. Car la mode, c’est avant tout elle !
Ta profession en 3 mots ?
Créativité, écoute, minutie.
Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail ?
TOUT ! Le silence de mon atelier quand j’arrive le matin, la musique de la clientèle qui est en recherche d’une pièce unique, l’ébullition de la création, la présentation finale ! Le point d’honneur est le sourire de chaque femme, le fait de les voir renaître parfois.
Les qualités requises ?
La passion, la précision, l’écoute et la pugnacité.
Ta philosophie ?
Mon objectif est de sélectionner des tissus français, italiens, européens, Oeko-Tex, de les travailler en petites séries, pour créer un produit en rapport avec son prix. Mes matières premières de maroquinerie sont toutes de stocks dormants de grandes maisons. J’aime, autant pour le vêtement que pour le sac, réaliser des lignes épurées.
Une anecdote ?
La couture a commencé pour moi, car mal dans ma peau, il était presque évident que le vêtement allait pouvoir sublimer ce corps que je n’aimais pas. Cette expérience personnelle, je la mets au quotidien au profit de mes clientes par l’écoute de leur histoire.
Un rêve ?
Que mon artisanat et que l’artisanat en général brillent, se développent, et ne soient plus déclassés derrière des machines. Que la valeur de l’esprit et de la création soit valorisée à même hauteur que celles-ci.
La photographe Corinne Bertrand a rencontré Céline Gras, couturière.
