Il aura suffi d’une scène, dans un film des années 90 : Empire Records, pour que Stéphane Laurencin classe dans un coin de sa tête le rêve de devenir un jour disquaire. Et le jour est arrivé fin 2025, après l’organisation de la 20e édition du festival du film d’animation pour la jeunesse. Avec aussi le passage du cap des 45 ans : « Je crois que c’est ce qui m’a décidé… C’était maintenant ou jamais ! » Alors Stéphane, imprégné de culture mais porté davantage sur l’image – il travaille par ailleurs comme photographe, vidéaste et intervenant cinéma -, a fait du son un nouveau terrain d’exploration. L’appel à repreneur d’un disquaire chalonnais donne à Stéphane l’occasion de lui racheter son fonds. « Les vinyles, mais aussi les platines, amplis et meubles de rangement. » Un lot comme point de départ bienvenu pour ouvrir avec un stock déjà conséquent. Un stock, enrichi régulièrement de trouvailles et commandes. Car le passionné propose ici du neuf et de l’occasion. En vinyles donc, CD et cassettes. Installé en centre-ville, « j’y tenais », Stéphane a voulu son shop comme un lieu décontracté, « où chacun se pose, boit quelque chose et écoute de la musique ! » Car rien n’est figé dans les bacs. Au contraire, il faut de la vie. Au plaisir de fouiller se mêle celui de tenir entre ses mains l’objet disque. La dimension physique et le choix des titres plutôt que le hasard d’une playlist, comme un voyage dans le temps sur le crépitement du black circle. « Le nom ? Ça a été une mission ! Mais j’ai retenu ce titre de Pearl Jam. » En marge des bacs, Stéphane revient à l’image et organise des expos thématiques, « toujours en lien avec la musique ». En février sur les blues et jazzmen des années 60 et 70. Les références sont légion, à passer sous le bras de la platine. Et l’espace modulable pour organiser de petites sessions live. Qui sait…
Spin The Black Circle
6, rue du 4 Septembre
à Bourg-en-Bresse
Ouvert les mercredis, vendredis
et samedis de 10 h à 19 h
