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Martine Robert, au cœur de l’organisation du Jumping, revient sur des moments fort depuis sa création

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« On voulait faire du Jumping un événement à part »

Pendant des années, vous avez été au cœur de l’organisation. Qu’est-ce qui vous a le plus marquée ?
Le Jumping, c’était une passion. Avec mon mari, Jacques Robert, et Françoise Bonnet, nous avons vu l’événement grandir. D’un concours assez simple, il est devenu une épreuve internationale accueillant les meilleurs cavaliers. On voulait faire du Jumping un événement à part. On a structuré, embelli, innové : les espaces partenaires, les obstacles fleuris, le restaurant VIP… Il y avait une vraie volonté de se démarquer. Tout cela n’aurait été possible sans l’implication de tous ; Marc Damians et Alain Landais notamment.

Le bénévolat a toujours été essentiel…
Oui, c’est ce qui faisait l’âme du Jumping. Les gens venaient par amitié, par envie. Ils étaient fiers de participer à une manifestation qui faisait rayonner Bourg et accueillait l’élite mondiale.

La victoire de votre beau-frère, Michel Robert, reste un moment fort ?
Bien sûr. C’était une immense fierté pour la famille, mais aussi pour le public. Une victoire française à domicile, ça compte toujours.

Quels souvenirs marquants gardez-vous de ces 35 éditions ?
Ils sont nombreux. Je pense d’abord à l’ambiance, à cette effervescence unique pendant quelques jours où tout le monde vivait au rythme du concours. Il y a eu des moments forts sur la piste, bien sûr, mais aussi tout ce que nous avons construit autour : les animations, avec des artistes comme Lucien Gruss, qui ont apporté une dimension spectaculaire. On cherchait toujours à surprendre. Je me souviens aussi d’une idée lancée avec Sébastien Michel : mettre en musique l’épreuve des six barres avec un piano. C’était audacieux, presque inattendu dans un concours hippique, et pourtant le public a adoré. Le concept a même été repris ailleurs, preuve que Bourg savait innover. Ce sont ces petits « plus » qui faisaient notre identité.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération et que lui souhaitez- vous ?
D’abord, je veux remercier Jeanne et Julien Gonin. Après la disparition de Jacques Robert, ils ont été remarquables pour maintenir le concours aux côtés d’Alain Landais. Il y a eu une vraie volonté de ne pas laisser tomber ce que nous avions construit. Aujourd’hui, la tâche est encore plus complexe : les coûts augmentent, la concurrence entre événements est forte, et le public attend toujours plus. Il faut sans cesse se renouveler, proposer des idées nouvelles tout en gardant l’ADN du Jumping. Mais je suis confiante : ils ont l’énergie, les compétences et surtout la passion pour faire vivre encore longtemps cette belle aventure.

Programme sportif
Un CSI4* et CSI2* : des épreuves spectaculaires au sommet de la compétition avec la participation des plus grands cavaliers mondiaux.
Une étape de l’Amateur Gold Tour
FFE – Vicomte A réunissant l’élite des cavaliers amateurs français.
Diffusion des épreuves
Épreuves retransmises en direct sur
le site du Jumping : www.csi-bourg.

Les nocturnes

Mercredi 6 mai soir
Épreuve déguisée des partenaires
Un moment toujours très attendu à l’ambiance décalée, pleine de rires et de surprises.

Vendredi 8 mai soir
Mythique épreuve des six barres
Véritable moment d’adrénaline, elle verra cavaliers et chevaux s’élancer sur une ligne de 6 obstacles dont le dernier augmente progressivement, avec pour défi de franchir des barres de plus en plus haut placées.

Samedi 9 mai soir
Course de poneys & spectacle Santi Serra

© Jean-Louis Perrier

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