Posté le 27 janvier 2025 par La Rédaction

Le Rotary, par le biais de son programme Youth Exchange, permet aux jeunes entre 15 et 17 ans de partir à l’étranger, en famille d’accueil, le temps de l’année scolaire. Selon un principe de réciprocité : les parents qui envoient leur enfant dans un pays reçoivent sur cette même période un jeune d’un autre pays. « Le jeune va à l’école la semaine, et partage le quotidien de sa famille », présente le responsable de l’action jeunesse au Rotary Bourg-en- Bresse-Brou, Thierry Deïssard. Partenaire historique du lycée Saint-Pierre, le club œuvre désormais aussi avec celui de Carriat. « Participer au programme est l’opportunité pour les jeunes de découvrir une autre culture, d’apprendre une nouvelle langue. Il n’est pas nécessaire d’être enfant de rotarien ; il faut en revanche avoir le soutien d’un club local. » Il faut également que le projet du jeune en partance soit en adéquation avec le programme et que sa famille soit disposée à accueillir un autre jeune en retour… « L’ouverture sur le monde permet de déconstruire les préjugés, et ce faisant d’être plus tolérant. » C’est l’une des raisons d’être des Rotary. Tout est mis en place, depuis la France et au sein du pays qui accueille, pour garantir une adaptation et la sécurité du jeune dans son nouvel environnement. « Passer un an à l’étranger est un vrai atout, tant sur Parcoursup que plus tard en milieu professionnel. C’est valorisant, et valorisable. »

« Osez ! »
À 16 ans, Jeanne n’a pas eu peur de plier bagage et partir au bout du monde… Ses parents avant elle avaient fait l’expérience de passer un an à l’étranger ; elle comme jeune fille au pair en Angleterre, lui aux États-Unis, déjà dans le cadre du programme Youth Exchange du Rotary. « Je n’en entendais que du positif, et j’étais curieuse de découvrir un pays qui n’ait rien à voir avec la France. » C’est en Corée, que la jeune fille aurait dû s’envoler ; mais des changements dans les modalités d’accueil ont forcé à un repli sur son 2e choix. C’est donc à l’exact opposé du globe, au Brésil, qu’elle a été envoyée, pour y passer 10 mois dans trois familles d’accueil. « C’est une fois dans l’avion que j’ai réalisé. » Pas effrayée pour autant, Jeanne a abordé son séjour comme l’opportunité de découvrir une culture, un art de vivre et une communauté dont elle ignorait tout. Ni sa mère, ni son père, n’ont craint non plus de la laisser prendre son envol. « Elle était déjà mature et le processus est très encadré, tant par l’équipe du Rotary que par les familles sur place. Les jeunes ont toujours un adulte vers qui se tourner en cas de besoin. » Ainsi l’ado a-t-elle vécu près d’un an, de septembre 2023 jusqu’en juin, dans une favela en périphérie de São Paulo. « La ville était désignée comme étant la plus dangereuse au monde sur Google, mais favela en portuguais ne veut rien dire de plus que quartier en français… » La faute aux trop nombreux films assimilant ces quartiers à des zones de non-droit. « Les Brésiliens, au contraire, sont très chaleureux et aident volontiers, y compris ceux qu’ils ne connaissent pas. » Au-delà de l’abord facile de ses hôtes, Jeanne a découvert, non sans un temps d’adaptation, la base de l’alimentation au Brésil : du riz, et des haricots rouges. Quant à l’immersion proprement dite, les premiers mois ont été les plus difficiles. « Mes parents m’avaient prévenue, je savais que ça irait mieux ensuite. »

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Ce nouvel environnement sied à la jeune fille, qui en attendant baigne dans la culture brésilienne et s’imprègne. « Les familles chez qui je vivais ne parlaient ni français, ni anglais ! J’ai dû me débrouiller avec quelques mots d’espagnol et ceux de portuguais que j’apprenais au fur et à mesure. » En quatre mois, elle parlait couramment. Sans compter l’anglais, devenu courant lui aussi grâce aux échanges avec d’autres jeunes, de partout dans le monde. De ses rencontres au Brésil, Jeanne a gardé de nombreuses et solides amitiés. Tant avec des jeunes de son âge qu’avec ceux qui l’ont accueillie. Partie déjà mature, elle est rentrée plus sage encore : « Je suis moins dans l’émotion, plus dans la réflexion. » Heureuse aussi d’avoir osé, au-delà de la zone confortable. « Il faut saisir l’opportunité de partir quand on l’a, et avoir conscience de la chance que cela représente. Chaque personne, d’où qu’elle soit, a quelque chose à nous apporter. »

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Rotary Bourg-en-Bresse-Brou
Responsable des échanges (départ en 2026-2027),
Thierry Deïssard : thierrydeissardrotary@gmail.com
Plus d’infos : www.crjfr.org, district 1710