Le grand public a souvent tendance à penser que le rugby professionnel au sein de l’USBPA ne se résume qu’à son équipe et son staff de Pro D2. C’est loin d’être le cas, tout le monde est acteur de l’opération maintien dans cette division ! Parallèlement, l’association USBPA se développe et prépare l’avenir de l’entité violette. En figure de proue de la structure : Richard Savey, directeur du centre de formation depuis septembre 2021. La fiche de poste de ce quadragénaire est plutôt copieuse : suivi sportif des 20 stagiaires du centre de formation, coordination des formations scolaire, du suivi médical et de la préparation physique. Veille des collectifs élite (Alamercery et Crabos), intégration au staff des espoirs et développement d’un lien fort avec celui de l’équipe pro. « J’aime arriver tôt au stade Verchère. Je commence ma journée par une séance de sport à la salle de musculation du club. Une fois ce réveil physique accompli, je suis disposé à me mettre au travail. » Finalement, ça n’est peut-être pas un hasard si Richard partage son bureau avec deux des préparateurs physiques du club. De quoi « faciliter la collaboration » au-delà du lien hiérarchique.
Former la jeunesse
Quatre mois après sa prise de poste, Richard Savey dresse déjà quelques perspectives : « D’abord un indispensable état des lieux, puis un recentrage sur le sportif afin que nous puissions continuer de performer ». Côté organisation, « le travail est à poursuivre afin d’optimiser le fonctionnement ». Un travail engagé depuis plus d’une décennie. Et parmi l’équipe chargée de poser les bases, on retrouve déjà… Richard Savey. « J’ai déjà occupé les fonctions de responsable du centre de formation de 2009 à 2013. Les différences principales ? Les personnes ont changé, le club s’est structuré, les lieux ont évolué… L’objectif est de poursuivre cette évolution. » Ça passe notamment par le scolaire : « Plusieurs établissements sont conventionnés : lycée Carriat, collège et lycée Saint-Pierre, AFPMA, MFR La Vernée, et Formapi pour toute la filière BP JEPS. L’idée est de répondre au souhait du joueur, et d’élargir le panel des possibles. Il y a beaucoup de choix sur notre territoire ». Comme pour mieux illustrer que la formation dépasse le seul maniement du ballon ovale, Richard a aussi en charge l’organisation de cursus de sensibilisation visant à compléter la préparation de ces jeunes adultes. « Je mets sur pied des réunions obligatoires dans le cahier des charges des centres de formation. On y parle prévention (autour de l’usage des réseaux sociaux), nutrition, définition du rugbyman professionnel… » Son poste, c’est aussi une grande part de management : « C’est quelque chose que j’affectionne et que j’ai appris sur le tas. »
Renforcer l’identité bressane
Mais le parcours professionnel de Richard n’est pas uniquement fait de rugby. « Pendant 8 ans, j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique en tant qu’assistant de production. Forcément, ça m’aide à mettre en place des process, ça m’aide aussi à comprendre dans quelles dispositions un éducateur bénévole arrive à l’entraînement le soir après sa journée de boulot. » Son passage en tant que coach dans deux clubs de rugby amateur, Ambérieu puis Nantua, complète son bagage. « Ce sont deux expériences très différentes, qui m’ont permis de prendre en compte les réalités quotidiennes des clubs amateurs. » Il est aidé dans cette tâche par Olivier Fromont, référent violet, pour garantir un lien de confiance avec ces clubs voisins. « Les deux présidents, Christian Borron et Jean-Louis Daniele, ont réussi à convaincre beaucoup d’anciens joueurs ou entraîneurs de revenir s’occuper des jeunes. » L’USBPA ayant conventionné avec le voisin du LOU, Richard est aussi en lien avec les responsables des staffs du club rhodanien pour faire monter le curseur de l’exigence. Il émet d’ailleurs le souhait de « [s’]ouvrir auprès des clubs professionnels bressans de basket et de foot », et de « renforcer cette identité bressane avec, si possible, davantage de joueurs issus du bassin au sein du centre de formation. Et plus de jeunes, pour travailler plus sur la durée ». Avec autant de belles pages à écrire, le livre quotidien violet de Richard Savey n’est pas près de se refermer.