Jadis Bourg offrait deux abris aux hommes des casernes : Aubry et Brouet. Si l’armée exige parfois un comportement grégaire, on n’y vit jamais de pacifiste bêlant. La poésie est désormais dans le pré vert de l’ex-caserne Brouet : des moutons à la fourrure épaisse y paissent en paix ou courent dans la verdure à en perdre l’haleine. Seront-ils tondus à ras comme leurs prédécesseurs soldats, qui n’y coupaient pas ? En tout cas, le remplacement en ce lieu de l’homme par le mouton (avant que le béton chasse prochainement la bête) était écrit d’avance dans le nom même de la caserne : de Brouet au rouet qui permet de filer la métaphore, il n’y a qu’un bê… L’humour est dans le pré !
Quoi de neuf