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Time for the Planet : « Le temps n’est plus à la concurrence mais à la coopération »

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L’Aindinois Arthur Auboeuf est l’un des six fondateurs de Times for the planet, une société à but non lucratif qui lutte contre le dérèglement climatique.

Ils sont six à avoir fondé le mouvement, et près de 21 000 à l’avoir rejoint. Time for the Planet, c’est l’histoire de la jeune génération (lyonnaise, en l’espèce) qui, au-delà des belles images de séries comme Notre planète – quiconque a Netflix aura regardé -, a compris l’urgence de la situation, et l’action qu’elle appelle à grande échelle. Ainsi l’équipe d’entrepreneurs s’attaque-t-elle à la lutte contre le réchauffement climatique, au moyen d’une stratégie inédite… et avec l’ambition de faire bouger les choses, mais pas demain : maintenant.
« Face au plus grand défi de notre histoire, notre seul pouvoir en tant que citoyens, c’est d’acheter une trottinette et de faire pipi sous la douche… ça ne suffira pas, présente Arthur Auboeuf, l’un des cofondateurs, originaire de Ceignes. Notre conviction, c’est que la transformation des modes de vie se joue directement au niveau des entreprises. » Alors au lieu d’attendre que l’une ou l’autre s’empare du problème, Time for the Planet les crée, et donne à chacune une mission. À l’horizon 2030 (du long terme, chez eux !), grâce à un fonds cumulé – et espéré – d’un milliard d’euros, 100 entreprises auront vu le jour.

Concrètement, ça marche comment ?

Du particulier aux investisseurs et grands groupes sensibles à la cause environnementale, chacun peut devenir actionnaire de Time for the Planet, et participer à faire grandir la communauté. Les fonds récoltés sont réinvestis dans la création d’entreprises, dupliquées selon le même modèle dans différents pays du monde, qui agissent à la racine du problème – la façon dont on produit les biens et services – et partagent leurs découvertes selon le principe de l’open source. « Le temps n’est plus à la concurrence, mais à la coopération », prône Time. Un message qui peine encore à pénétrer toutes les strates… Mais le temps presse, et le mouvement entend monter sa première entreprise d’ici juin, cette année. Fort de son réseau d’actionnaires et d’un comité scientifique trié sur le volet, qui sélectionne les innovations selon leur pertinence, leur viabilité économique et leur « taux de retour sur la planète », Time mise sur l’action immédiate. « On lance l’alerte, mais sans le côté plombant ! On veut apéroïser la lutte contre le réchauffement climatique, rendre ça désirable, pour que les gens adhèrent et s’impliquent. » En gros, se bouger pour la planète de demain, sans grand débat ni morale. Juste avec optimisme et la dose de volonté.

En savoir plus ? C’est là : www.time-planet.com/fr

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