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Un nouveau monde !

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De la Nationale 4 à l’Europe : la saison 2020/21 marquera une nouvelle étape dans la remarquable ascension de la JL Bourg.

« Sur la route du Sud pendant les vacances, je suis passé à côté de Saint-Vallier et cela m’a paru tellement loin alors que ce n’est finalement pas si vieux », sourit Julien Desbottes, en allusion aux récentes saisons passées dans l’anonymat de la Pro B, où les affrontements avec le SVBD ou Aix-Maurienne rythmaient le quotidien de la JL Bourg. Et encore, le président, qui a pris la tête du club en 2012, n’est pas remonté jusqu’à son passé de joueur, en 1991/92, où il avait officié en cinquième division, à une époque où les adversaires de la Jeu se nommaient Autun ou Bourgoin-Jallieu. Moins de trente ans après ces joutes amateurs régionales, ce sont dorénavant des monstres sacrés du Vieux Continent, comme le Partizan Belgrade ou la Joventut Badalone, qui s’apprêtent à venir défier le club burgien. Invitée en EuroCup – où elle affrontera également le Reyer Venise, l’UNICS Kazan et le Bahçesehir Istanbul –, la JL disputera une Coupe d’Europe pour la première fois de son existence. « Grâce à sa philosophie, Bourg s’est construit une belle réputation dans le basket français, donc leur proposer de nous rejoindre était une décision facile », nous ont indiqué les dirigeants de l’EuroCup. « Depuis son retour en Jeep ÉLITE en 2017, la JL ne cesse de grandir et ses dirigeants font un excellent travail. Nous gardons toujours un œil sur les différents projets de développement à travers l’Europe et nos wild-cards nous permettent de soutenir et d’accompagner ceux qui nous semblent particulièrement solides et intéressants. C’est notamment le cas de la JL Bourg. » L’occasion pour le fidèle public bressan – s’il est autorisé à reprendre place dans les travées d’Ékinox – de découvrir des joueurs qu’il ne pouvait jusque-là que regarder à la télévision, comme Pau Ribas (Badalone), champion du monde en titre avec l’Espagne. « C’est une marche considérable dans l’histoire de la JL, la plus belle pour l’instant mais espérons que ce ne soit pas la plus haute, ni la dernière. » savoure Julien Desbottes.

Douze pros pour tenir la double cadence

Stoppée en plein élan par le confinement en mars dernier alors qu’elle était solidement ancrée dans le Top 5 de la Jeep ÉLITE, la JL Bourg a digéré la frustration d’une saison inachevée et semble prête à renouer avec le fil de sa progression. Pour cela, le club s’est doté d’un effectif luxueux, sorte de mélange entre la sécurité représentée par la stabilité des cadres (Zack Wright, Danilo Andjusic, Maxime Courby, Zachery Peacock) et les promesses nées de recrues aux passés alléchants comme Thomas Scrubb ou Kadeem Allen. Avec néanmoins deux interrogations lancinantes : la faculté de ce dernier, ex-meneur des New York Knicks, à s’adapter à une Europe où il n’a jamais mis les pieds, et surtout, l’identité du pivot titulaire. Initialement, la Jeu avait tenté le pari Darel Poirier – un jeune intérieur français doté d’un potentiel certain mais sans grandes références, qui se remettait tout juste d’une opération des hanches –, avant que l’expérience ne tourne court dès la fin du mois d’août. « Je suis le premier à classiquement préférer me mettre à l’abri avec un poste 5 dominant mais compte-tenu des circonstances complètement atypiques de cette année, l’option Darel nous paraissait judicieuse », expliquait pourtant Julien Desbottes en préambule de sa période d’essai. Désormais, bien qu’ils n’aient eu « aucun coup de foudre pour un poste 5 référencé et disponible » au début de l’été, il y a fort à parier que les recruteurs burgiens se tourneront de nouveau vers le marché des joueurs étrangers afin d’y dénicher le successeur de Jackie Carmichael. Toujours est-il que même sans connaître la douzième et dernière pièce du puzzle, la JL Bourg s’est donnée les moyens de créer la surprise sur la scène continentale et affiche l’objectif de se qualifier pour la deuxième phase de l’EuroCup, le Top 16. « Il n’y aurait rien de pire que d’être en Coupe d’Europe et de ne pas y exister », clame le président Desbottes. « Pour moi, c’est comme un changement de division entre Pro B et Pro A mais cela ne veut pas dire non plus qu’on joue banco sur cette saison. L’Europe, c’est une suite logique dans notre évolution, pas un accident. » Car oui, pour s’y pérenniser, l’équipe de Savo Vucevic devra continuer d’accorder sa priorité à la Jeep ÉLITE en consolidant sa place nouvelle dans la hiérarchie du basket français. Cela passera notamment par la (re)découverte des playoffs, un terrain de jeu qui lui était promis au printemps dernier avant que le coronavirus ne ruine tous les plans…

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