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Découvrez Incarnations, corps à corps, une exposition inédite à Brou et H2M avec les collections du macLYON

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Avec les collections du macLYON, cette exposition inédite est à découvrir jusqu’au 8 mars.

Au monastère royal de Brou
Les œuvres sélectionnées de l’exposition Incarnations renvoient à la dualité entre le corps visible ou invisible, matériel ou immatériel, mort ou vivant, vertical ou horizontal. L’exposition débute dans la nef de l’église, avec les effigies funéraires africaines de Sunday Jack Akpan, répondant aux tombeaux de Brou. Au fil du parcours, les visiteurs découvrent ensuite un mannequin à seize bras de Thomas Hirschhorn, des œuvres lactées du Viriati Dylan Caruso, des triptyques imaginatifs d’Alain Pouillet, de délicats dessins d’Edi Dubien et d’étranges natures mortes de Henry Ughetto. Richard Hamilton propose un autoportrait palindrome, tandis que Mel Ramos confronte ses superhéros à la peinture classique et Marie-Ange Guilleminot nous emmène à Venise. Cette première partie se termine avec les visages du berger-sculpteur Jean Rosset, avant de se poursuivre dans les salles d’exposition temporaire.
La deuxième partie de l’exposition s’ouvre avec deux crucifiés spectaculaires : un vitrail-radiographie de Wim Delvoye dévoilant les entrailles du corps et un Christ samoa de Greg Semu. S’ensuivent des jeux de lignes, de corps immobiles (fragments de Delphine Balley, gisant inversé d’Élodie Lefèbvre) ou mobiles (Mylène Besson, Sylvie Selig). Ces tendances contradictoires sont réunies dans Synergie d’Edi Dubien. L’installation de Philippe évoque le drapé du modèle tombé au sol. ORLAN détourne l’iconographie catholique avec son irrévérence féministe. Le questionnement sur nos carapaces sociales traverse les siècles : Jan Fabre et Marina Abramovic se dépouillent de leurs armures d’insectes, Yan Duyvendak et Hans Neleman interrogent la surface de notre peau. La salle de la Dépense dénonce les violences faites aux corps racisés (Frédéric Bruly Brouabré et Smaïl Kanouté). L’exposition s’achève par la dissolution de l’individu dans le collectif (Hui Zhuang), l’enveloppe charnelle dans le vent d’un esprit insaisissable (Marinus Boezem).



Dylan Caruso, artiste viriati
Dylan Caruso, né à Viriat, expose l’une de ses œuvres, Infans, au monastère qui en fait d’ailleurs l’acquisition. Ce pavement de carreaux en plâtre, vernis de lait et imprimé d’empreintes végétales, fait écho au deuil maternel de Marguerite d’Autriche. Présentée sur palette, l’œuvre rappelle le geste discret des ouvriers dans l’ombre des grands récits.



À H2M
H2M explore l’incarnation, ce passage de l’idée au réel, où l’abstrait devient forme. À travers des oeuvres du macLYON, l’exposition montre comment les artistes donnent vie aux pensées et émotions. En cinq chapitres – du rêve à la violence – se déploient sons, images et gestes, révélant une humanité vibrante. Une traversée sensible et plurielle entre imaginaire, mémoire et matière.

Monastère royal de Brou à Bourg
Tous les jours (sauf les 25 décembre et 1er janvier), de 9 h à 17 h
Tarif : 11 € (gratuit – de 26 ans)
H2M-Espace d’art contemporain
5, rue Teynière à Bourg
Du mercredi au dimanche (sauf les 24, 25, 31 décembre
et 1er janvier), de 13 h à 18 h. Gratuit

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