Comme chaque année depuis 16 éditions, le monastère royal de Brou dévoile sa programmation estivale. Rendez-vous est donné à partir de samedi 18 juillet pour un mois et demi de concerts…
À la folie pas du tout. Comme le jeu qui jauge l’amour au gré des pétales arrachés de la marguerite. Marguerite, Philibert, Brou, temple de l’amour… Vous l’aviez ? Ainsi le festival et le nom sont-ils nés voilà plus de 15 ans. Et il y a 3 ans l’équipe a retiré « pas du tout », pour ne garder que la folie. « À Brou soyons fous, c’est notre crédo après tout ! » Fous donc, et passionnés. C’est – à quelques détails près – le profil du quatuor qui opère chaque année en coulisses, dévoilant au printemps le nom de celles et ceux qui dans le 2e cloître font l’été résonner les notes et vibrer les étoiles.
Éclectisme et proximité
Car au lendemain des sept soirées qui rythment chaque saison de mi-juillet jusqu’à fin août, Xavier, Anne-Cécile, Marine et Lucie, en lien avec leurs équipes, débriefent et déjà posent les jalons de l’édition suivante. Chacun partage ses trouvailles et coups de coeur. « La notoriété aidant, nous sommes très sollicités, observe la responsable du service des publics Lucie Gouilloux. Jusqu’à 15 projets par semaine ! » Et si les propositions sont subjectives, la sélection, elle, se veut le plus éclectique possible. « Du classique et du baroque, sans trop pour ne pas empiéter sur les Estivales de Brou ni le festival d’Ambronay, assez proches sur le calendrier. Le registre s’étend du jazz à l’électro en passant par le rock, la folk, le RnB. » De quoi attirer entre les épais murs de Brou un public de tous âges et profils, quelles que soient ses habitudes en matière de musique. À la variété de ses registres, le festival mêle un engagement fort en faveur des artistes émergents. Des noms qui tantôt révèlent ou confirment leur talent avant de se classer parmi les plus écoutés du moment. Lucie de citer Luiza l’an dernier : « On l’a bookée en janvier et, lorsqu’elle est venue en août, son titre Soleil bleu était parmi les incontournables de l’été ». L’équipe tâche d’adjoindre aux jeunes pousses quelques têtes d’affiche – les unes drainant leurs fidèles et les autres leur lot de curieux, ouverts à la découverte et confiants quant aux choix opérés pour régaler le public. Et le public est restreint, dans le 2e cloître : 500 maximum, pour des raisons de sécurité. Une jauge en gage de proximité et de communion entre gens et artistes. « Il y a cet effet waouh… confie Lucie. Parce qu’à l’heure où commencent les concerts, il fait encore jour. » De quoi prendre la mesure du cadre : unique. Et vivre l’instant le cœur à l’unisson. Beaucoup d’artistes d’ailleurs, jouent le jeu du format intime jusqu’en sortie de scène, avec des temps de rencontre et d’échange en toute simplicité. Nach en 2024, Oldelaf en 2025… « Il y a un déroulé dont certains dévient parfois », prenant gentiment l’équipe au dépourvu et, c’est vrai, venant créer la magie.
Prix mini
Autant d’ingrédients auxquels s’ajoute un tarif très accessible : 11 € (oui), comprenant le droit d’entrée au monument parmi les emblèmes de Bourg-en-Bresse. « De plus en plus, les festivaliers viennent dès l’après-midi pour visiter, sortent dîner puis reviennent pour le concert. » La surprise en prime d’assister à la sortie à la projection de Couleurs d’amour sur la façade ! Avec cette 17e édition qui s’annonce – et d’ici trois ans la 20e, « on planche déjà dessus ! » -, l’équipe du monastère royal sait pouvoir compter sur l’engagement des Burgiens qui, dès mi-mai, pourront réserver leurs billets. Au hasard, ça donne : « Lui est seul en scène. Elle irradie, on dirait Norah Jones… Eux prennent aux tripes, vraiment. Lui, a joué avec les plus grands. Eux ? Ils vont envoyer ! Elle, c’est une étoile montante… » Soyez prêts, ils vous ont (encore) gâtés.
Festival À la folie
Samedi 18 juillet (20:30)
Birds On A Wire (baroque & folk)
Samedi 25 juillet (20:30)
Joseph Arthur (folk rock)
Samedi 1er août (20:30)
Estelle Perrault (jazz)
Samedi 8 août (20:30)
LINA_ et Marco Mezquida (fado)
Samedi 15 août (20:30)
Richard Galliano (jazz)
Samedi 22 août (20:30)
Telegraph (rock)
Samedi 29 août (20:30)
Zélie (pop) & DJ Alor (électro)
en partenariat avec la Tannerie
Monastère royal de Brou • 2e cloître •
11 € droit d’entrée au monument inclus •
gratuit – de 26 ans
Billetterie : www.monastere-de-brou.fr
©M. Monneret