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Découvrez Darius McGhee qui a rejoint la JL Bourg cet été

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Arrivé cet été à la JL Bourg, Darius McGhee s’est rapidement imposé comme l’un des leaders offensifs de l’équipe. Tir chirurgical, QI basket affûté et mental d’acier.

Darius, comment te sens-tu depuis ton arrivée à la JL Bourg ?

C’est vraiment génial, jusqu’à maintenant. On a un effectif très talentueux, très complet. L’équipe est sans doute l’une des plus équilibrées que j’aie connues. Ça joue un très beau basket, et c’est vraiment agréable d’en faire partie. Ce qui est étonnant, c’est qu’aucun de nous ne se connaissait avant d’arriver ici, mais il y a une alchimie naturelle. On est tous à peu près du même âge, on a plein d’amis en commun, donc on a l’impression de se connaître depuis longtemps.

Pourquoi avoir choisi Bourg ?

J’ai surtout fait confiance au staff technique et à la vision qu’ils m’ont présentée. J’ai aussi été séduit par l’histoire du club, son sérieux, sa passion. On sent que l’organisation est très connectée, très humaine. Tu as disputé la Basketball Champions League l’an dernier, et cette saison, tu joues l’EuroCup.

Tu vois ça comme un nouveau cap franchi ?

Oui, clairement. En EuroCup, chaque possession compte davantage, chaque détail peut faire la différence. Le niveau athlétique est aussi plus élevé. Les deux compétitions ont de très bonnes équipes, mais en EuroCup, tu dois être encore plus concentré et rigoureux. Donc oui, c’est un vrai pas en avant.

Comment as-tu réussi à t’adapter aussi vite au basket européen ?

Le basket, c’est un langage universel. Les styles changent, bien sûr, mais ça reste le même jeu. Il faut observer, étudier un peu plus, comprendre le système rapidement. Mais si tu aimes vraiment le basket, tu trouveras toujours comment t’adapter.

Ton QI basket fait partie de tes points forts ?

À ce niveau, tout le monde est talentueux. Donc, ça devient une partie d’échecs. Il faut savoir lire le jeu, anticiper.

Tu as toujours été un bon shooteur ?

Oui, j’ai grandi dans une famille de shooteurs ! On organisait tout le temps des concours pour voir qui mettrait cinq paniers d’un endroit donné en premier. Aujourd’hui, j’essaie d’en faire une arme pour moi, mais aussi pour créer des espaces pour mes coéquipiers.

D’où vient ta capacité à créer ton tir ?
Quand j’étais petit, j’essayais de copier mon oncle, que je considérais comme le meilleur joueur. Et un autre oncle m’a encouragé à tirer de plus loin. Puis j’ai observé des joueurs comme Damian Lillard, Stephen Curry, Kyrie Irving… J’ai essayé de prendre de petits trucs chez eux, sans jamais copier exactement, mais pour enrichir mon propre jeu.

Tu as souvent été comparé à Stephen Curry ?

(Rires) J’aimerais bien être Stephen Curry ! Je comprends pourquoi les gens comparent, surtout à cause du tir, mais nos jeux sont très différents. Je suis fan de lui depuis longtemps, donc c’est normal que j’aie intégré certaines choses de son style, comme ses déplacements sans ballon. Mais je ne me considère pas comme identique, juste inspiré.

Quels aspects de ton jeu veux-tu améliorer ?

Je veux progresser en défense, avoir plus d’impact malgré ma taille. Être petit peut être un avantage : tu peux être plus malin, plus gênant, plus imprévisible. Je veux aussi montrer mes qualités de playmaker. On me connaît pour mon shoot, mais j’ai toujours joué meneur ou combo guard. Je veux prouver que je peux créer pour les autres aussi.

Quelles sont tes ambitions cette saison ?

Sur le plan collectif, je veux que l’on aille au bout de notre potentiel. J’espère que l’on fera une grande saison qui reflète vraiment notre esprit de groupe.

Et pour la suite de ta carrière ?

Je n’aime pas trop me fixer d’objectifs trop lointains. Ce que je veux, c’est donner le meilleur chaque jour, progresser constamment. Si tu travailles à fond, tu peux accepter les résultats à la fin de la saison. Ensuite, tu fais le point, tu ajustes, et tu continues de te donner à fond, jour après jour.

La NBA reste un objectif ?

Comme je le disais, mon objectif, c’est de jouer au plus haut niveau possible chaque année. Bien sûr, je suis américain, j’aime la NBA. Mais en voyageant, tu réalises à quel point il y a de grands joueurs dans le monde. J’ai un énorme respect pour l’EuroLeague, l’EuroCup, la BCL… Le basket est un sport magnifique, et tant que je joue à haut niveau, je suis heureux.

La vie à Bourg-en-Bresse, comment tu la trouves ?

Parfaite pour moi. Je suis quelqu’un de tranquille, donc le côté calme de la ville me plaît. Il y a plein de petits cafés, de restos sympas. Et Lyon n’est pas loin, donc si je veux faire quelque chose de différent, c’est facile.

Et quand tu ne joues pas au basket ?

Je suis curieux de tout ! J’aime voyager, découvrir, marcher, faire de la randonnée. Mon lycée et ma fac étaient en montagne, donc j’adore observer des paysages, explorer. Tout ce qui peut m’apprendre quelque chose, je suis partant.

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