Posté le 2 septembre 2026 par La Rédaction

Après une saison historique conclue par le sacre européen, la JL Bourg repart avec de nouvelles ambitions. Motivation, EuroCup, recrutement, Nathan, succession de Frédéric Fauthoux : le directeur général sportif François Lamy fait le point.

La saison dernière s’est terminée avec le sentiment d’avoir atteint le Graal. La motivation est-elle revenue ?
Oui, après un tel résultat, il faut justement être capable de maintenir un niveau de performance élevé. C’est une motivation supplémentaire.

Y a-t-il eu de la frustration concernant l’EuroLeague ?
Non. Quand on regarde la course à l’armement et les changements qui se préparent dans le basket européen, y participer cette année aurait presque été suicidaire. En revanche, il y a une vraie frustration concernant la Supercoupe, pour laquelle nous aurions dû être invités réglementairement.

Le nouveau format de l’EuroCup complique-t-il les choses ?
Il est sans doute pensé pour éviter que des aventures comme la nôtre se reproduisent trop souvent. On nous félicite quand on réalise un conte de fées, mais bouleverser la hiérarchie dérange forcément. Notre objectif réaliste sera de sortir de la poule et d’atteindre les playoffs. Après, évidemment, on veut aller le plus loin possible.

Les supporters peuvent-ils rêver d’un nouveau sacre ?
Tout le monde veut gagner, les joueurs comme le club. Mais en faire l’objectif officiel serait irréaliste face à des équipes disposant de moyens cinq fois supérieurs, voire davantage. Notre moteur reste de dépasser cette réalité et de continuer à bousculer la hiérarchie.

Comment avez-vous construit cette nouvelle équipe ?
Nous voulions retrouver une vraie émulation. La signature de Nathan participe à cette dynamique : sa présence attire les observateurs et pousse tout le monde vers le haut. Derrière, nous avons construit un groupe homogène de onze joueurs, sans hiérarchie figée, avec des profils capables de s’adapter les uns aux autres.

Qui pourrait être la révélation de la saison ?
Je pense notamment à Tyson Walker. Je suis même surpris qu’il soit chez nous au regard des offres qu’il pouvait recevoir cet été. Il était déjà très performant et des observateurs estimaient qu’il était l’un des meilleurs joueurs du championnat australien. Il peut franchir un nouveau cap ici.

La JL Bourg peut-elle viser le top 3 en France ?
Nous sommes ambitieux et nous voulons nous mêler à cette lutte. Mais il faut mesurer ce qui a déjà été accompli depuis trois ans. Nous, nous misons sur notre savoir-faire, notre identité de jeu et la continuité.

La succession de votre coach Frédéric Fauthoux est-elle déjà dans les esprits ?
Oui, c’est un chantier important. Idéalement, nous aimerions avoir une vision claire en février ou mars 2027, pour qu’un éventuel successeur puisse arriver début avril, observer et échanger avec Fred.

Il sera difficile à remplacer ?
Je refuse de voir les choses comme ça. Fred, c’est un ami, mais le club ne repose pas sur une seule personne. Ce qui a été développé ici depuis quatre ans est énorme. Il y a une osmose entre beaucoup de personnes. Il y a Julien Desbottes, Fabrice Pacquelet, Fabrice Serrano, Paul Pacaud, Maxence Besson, et toutes les équipes commerciales et médicales. C’est ce socle collectif qui fait la force de la JL Bourg. Et il y a déjà beaucoup de candidats pour prendre la suite de Fred. Ça permet d’être sélectif et d’assurer cette continuité.

Le président Desbottes dit souvent qu’il a de la chance de vous avoir dans son équipe…
Moi aussi, j’ai de la chance de travailler avec lui. J’ai été et je suis sollicité. Je fonctionne au feeling, certes, mais il y a aussi beaucoup de choses qui me retiennent à Bourg, notamment le projet du centre sport-santé SANA, actuellement en construction, que je pilote et qui ouvrira dans un an. Tout ce qui va se passer dans les prochains mois dans le basket international va sans doute rebattre les cartes et procurer des opportunités pour les uns et les autres. Dans ma tête, je ne bougerai pas ces deux prochaines années.

L’objectif reste donc de continuer à grandir ?
Toujours. Même avec de très bons résultats, il reste une marge de progression. Notre exigence, c’est de toujours essayer de faire mieux.

108