Dans Ekinox en fusion, la JL Bourg a renversé Besiktas au terme d’un final irrespirable pour s’offrir l’EuroCup. Plus qu’un titre, un exploit fondateur pour un club devenu en une nuit le symbole d’une épopée française aussi improbable qu’inoubliable.
C’est un exploit du sport français qui s’est écrit à Bourg-en-Bresse, 40 000 habitants, face à Istanbul, 13 millions d’âmes et une armada nommée Besiktas. Ce soir-là, mardi 28 avril, dans un Ekinox incandescent, la JL Bourg a fait bien plus que gagner l’EuroCup : elle a changé sa dimension, son histoire, et sans doute une part du regard porté par les acteurs du basket européen. Au bout d’un scénario irrespirable, Adam Mokoka a offert le trophée à la Jeu d’un tir à 1,1 seconde du buzzer (73-71), scellant un doublé parfait après la victoire à l’aller en Turquie (72-60). Comme l’écrit Sami Sadik dans l’Équipe, « ces Bressans sont des pirates, des corsaires affamés », partis détrousser Ankara puis Besiktas avec leurs armes : « le cœur, la fierté, le talent et le travail ». Car cette victoire n’est pas celle d’un budget démesuré ni d’un projet éclair, comme le rapelle Alexandre Lacoste, sur BeBasket. Son ascension Mais ce soir-là, la question n’était pas là. Ce soir-là, Bourg-en-Bresse était au centre de l’Europe. Et pendant quelques heures, le basket français a retrouvé ce qu’il offre de plus rare : une épopée populaire, improbable, inoubliable. Une histoire, comme l’a dit son président, « pour l’éternité ».
La JL a terminé sa saison battue par Monaco en quart de finale Playoffs.