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Nathalie Brochant et Cyrille Ryon : course addict

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Cyrille, des casseroles aux baskets

Des cours d’éducation physique au collège, Cyrille Ryon retient les courses d’endurance, du côté de la caserne Aubry. À 16 ans, le jeune homme participe à sa première course pédestre. « Puis quelques autres, avant que le travail ne laisse plus guère de temps ! » Cyrille suit son apprentissage en cuisine chez Roger Charolles, fait ses armes à l’Auberge bressane, au Français, et officie depuis 18 ans comme chef du restaurant Bernolin, dans le centre burgien. En 2022, le (toujours jeune) quinqua découvre les joies du trail en participant à celui des Carrons, à Priay. « On a crapahuté dans les champs, les forêts par les sentiers… Ça m’a plu ! » À tel point qu’il s’entraîne désormais régulièrement. Quelque 10 km sans forcer, l’été aux Conches et l’hiver à Bouvent, mais jamais trop sur le goudron qui n’apprécie pas. Cyrille est de ceux qui courent pour finir, n’abandonnent pas, et se qualifient comme finishers. Plutôt solitaire, le traileur ne fuit pas pour autant les rencontres entre sportifs. Comme beaucoup de coureurs qui enchaînent les kilomètres pour le plaisir, Cyrille se sent bien pendant l’effort. Mieux, il se régénère. Les espaces naturels, leur beauté et parfois la difficulté des terrains l’éloignent un moment de son espace professionnel, de ses fours, menus et casseroles. Sur son agenda, figure une course par mois. Une bonne addiction chez celui qui, le 16 mars, participera à la 3e édition du trail de Pérouges. Soit une course de 12 km sur 300 m de dénivelé positif, organisée par le sou des écoles, en attendant impatiemment celle du 12 juillet pour, au milieu de centaines de participants, se confronter au Trail des Passerelles, à Treffort dans l’Isère : 16 km sur 750 m D+.

La course, mieux qu’une thérapie pour Nathalie !

« J’étais nulle en sport ! Peureuse, godiche, je n’ai jamais eu la moyenne au collège… Jusqu’à ma rencontre avec la prof de gym à Saint-Jo, Marie-Jo Bardet. Elle m’a fait reprendre confiance. » C’est en accompagnant et en attendant ses enfants à des occupations sportives que Nathalie Brochand découvre, à 38 ans, la course pédestre. « Une échappatoire. » Nathalie a commencé sur le goudron, avec les 10 km du Challenge de l’Agglo, puis semi et marathon, « même si c’est difficile ». Elle découvre le trail en 2016 avec sa première édition de la Sainté-Lyon, 72 km, ce mythique raid nocturne auquel Nathalie participera à 5 reprises ! En 2020 elle s’inscrit à son premier Ultra à Oyonnax. « Soit 170 km sur environ 4500 m de dénivelé positif ! » Sinon, ce sont des distances entre 25 et 50 km. Des entraînements faits à Bouvent, l’été pour l’ombre, mais aussi à Jasseron et Saint-Martin-du-Mont. Nathalie Brochant, au secrétariat de la sénatrice Sylvie Goy- Chavent, court pour se défouler, se vider la tête, vivre des moments de partage et de convivialité et aussi, « plus prosaïque, pour m’entretenir car suis très gourmande. Je compense ! » Son objectif à court terme ? Le 9 mars, le trail du Mont Ventoux, de 46 km sur 2400 m D+. Puis le 24 mai, l’Ultra du Grand Colombier, de 120 km sur quelque 5000 m D+ au départ de Belley.



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