Un changement de gouvernance à l’USBPA qui se veut dans la continuité.
Le changement était dans l’air, il est désormais officiel. Dominique Louis n’est plus président de l’USBPA. À compter de cet été, Christian Duclos prend les commandes du club bressan, après avoir déjà assuré une large partie des responsabilités en tant que président délégué ces derniers mois. Pas question pour autant de parler de retrait. Dominique Louis reste l’actionnaire principal et continuera d’investir dans le club. « Je prends du recul par rapport à l’opérationnel », explique-t-il, justifiant sa décision par un manque de temps. Très présent dans son entreprise et régulièrement à l’étranger, il ne pouvait plus, selon lui, garantir la disponibilité nécessaire à la fonction. Son passage à la tête de l’USBPA aura surtout été celui de l’urgence financière. « Mon regret, c’est qu’une partie de mes investissements ait servi à boucher les trous du passé plutôt qu’à construire l’avenir », reconnaît-il. Son investissement financier conséquent de l’ordre de 4 à 5 millions d’euros, aura contribué à sauver le club et assainir une situation comptable marquée par les errements du passé. Mais il se félicite aussi du travail réalisé avec Christian Duclos et Guillaume Guégan pour professionnaliser le club et réduire son point mort. Sportivement, en revanche, le chantier reste ouvert. Dominique Louis le reconnaît volontiers : son mandat n’a pas permis de donner une impulsion forte aux résultats. « Il faut redonner de l’espace au sportif », estime-t-il. Le changement de président doit justement permettre d’ouvrir cette nouvelle séquence. Car derrière le passage de témoin se dessine une ambition plus large : que les Bressans se réapproprient leur club et que de nouveaux soutiens locaux viennent rejoindre l’aventure. Dominique Louis espère que son retrait de la présidence pourra aussi créer cet appel d’air. Et lui ? Il restera dans les tribunes, actionnaire et supporter. Avec une liberté nouvelle. « J’essaierai de venir chaque fois que je pourrai, sans avoir cette contrainte d’être le président qu’on veut voir. »
