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Wembanyama aux Spurs, tout a démarré à… Bourg

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En 2019, c’est lors d’un voyage à Bourg-en-Bresse que R.C. Buford, le directeur général des San Antonio Spurs, a découvert Victor Wembanyama, la future star de son équipe NBA !


Nous sommes au printemps 2019. Aux États-Unis, R.C. Buford, le directeur général des San Antonio Spurs (NBA), planifie une tournée européenne d’observation des jeunes talents et prévoit un crochet par Bourg-en-Bresse le 4 mai afin d’assister à la rencontre entre la JL et le Limoges CSP du grand espoir français de l’époque, Sekou Doumbouya. Sauf que Claudio Crippa, le scout européen de la franchise texane, a une meilleure idée. Venir le 4 mai 2019 à Ekinox, oui pourquoi pas, mais plutôt dès le début d’après-midi pour voir les demi-finales du championnat de France cadets. Au programme, Nanterre-Cholet à 15 h 30. L’occasion de jeter un oeil à ce géant de 15 ans (déjà 2,15 m), surclassé à Nanterre, qui commence à faire parler de lui en Europe : Victor Wembanyama… « Je me souviens de ma première rencontre avec Victor comme si c’était hier, a glissé R.C. Buford au journal L’Équipe l’été dernier. C’était le 4 mai 2019, je m’étais rendu à Bourg-en-Bresse et j’avais complètement flashé sur lui. Je n’avais jamais vu ça. Il avait 15 ans et il était déjà hors norme. Je suis rentré à San Antonio et j’ai dit à mes collègues que ce joueur était unique, qu’il s’agissait d’une opportunité extraordinaire qu’on ne pouvait pas manquer. » Quatre ans plus tard, « les dieux du basket ont été bons » avec les Spurs, comme le souligne R.C. Buford, leur attribuant le premier choix de la Draft NBA, ce système de loterie permettant de sélectionner les meilleurs jeunes joueurs. Et forcément, San Antonio a misé sur Wembanyama en 2023. « Avec la découverte d’un tel prospect, ce week-end à Bourg a eu une énorme influence sur la façon dont nous avons défini notre stratégie de reconstruction », a ajouté Buford auprès de The Athletic. Et la demi-finale du championnat de France U18, dans tout ça ? Avec 7 points de Wemby, Nanterre écarte Cholet (81-75) et file en finale, où se dresse la JL Bourg, du sorcier Pierre Murtin. Pour le dernier match de sa carrière, ses joueurs (voir page ci-contre) lui offrent un incroyable récital (100-51). « Cette finale, c’était l’apogée de son jeu, où le collectif primait avant tout, se souvient Corentin Falcoz. Quand on arrivait dans une salle, les gens voyaient de petits Blancs faire des lay-up à l’échauffement : ils pensaient tous qu’ils allaient nous mettre 40 points, mais c’était l’inverse », s’amuse Hugo Benitez. Complètement dépassés, les Franciliens n’avaient jamais existé, à l’image de Wembanyama (certes, le plus jeune sur le parquet), contenu à 6 points, dont un tir primé pour l’honneur dans la dernière minute. Soit une jolie source de fanfaronnerie pour les 11 champions, tant peu dans le monde peuvent se targuer d’avoir autant dominé le All-Star NBA. « Même s’il était surclassé, quand on voit ce qu’il devient maintenant, on peut se dire qu’on avait fait un gros match contre lui, sourit Falcoz. C’est quelque chose dont on peut être fiers ! »

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