Robert Pirès et Christian Karembeu, les champions du monde 1998, l’international lyonnais Sidney Govou, Steve Savidan, des artistes (Paul Mirabel), des présentateurs TV (Smail Bouabdellah, Margot Dumont) ou encore des influenceurs (Nicolas Capone, Joël Post Bad) composeront la team Unicef qui se présentera sur la pelouse du stade Marcel-Verchère lundi 10 avril pour un match caritatif de gala au profit de l’organisation qui s’engage dans le monde pour le droit des enfants ! Cette dream team vient défier l’équipe locale qui comptera dans ses rangs également des footballeurs de renom comme Éric Abidal, le Bressan François Clerc, les frères Sutter, Ludo Giuly, mais aussi des personnalités locales comme David Douillet, l’acteur Adher, le danseur Pierre Mauduy, la rugbywoman Chloé Jacquet, Clara Bressy Miss Bresse, ou encore le maire de Bourg Jean-François Debat et son chef de cabinet Slim Mazni. Au total, une soixantaine de joueurs sont attendus ce jour-là sur la pelouse burgienne. La JL Bourg et l’US bressane, les deux autres clubs professionnels de la ville, sont elles aussi invitées à participer à cette rencontre.

« C’est une première à Bourg », souligne le président du FBBP01, David Venditelli à l’origine avec son club de l’organisation de cet événement. « Cela sera effectivement une première dans une ville de taille moyenne, un petit match des héros » confirme Baptiste Vendroux de Ventilo sports, acteur engagé de l’événementiel solidaire et cheville ouvrière de l’événement. La première édition du Match des héros en 2021 à l’Orange vélodrome de Marseille avait permis de collecter plus de 400 000 € pour les enfants en Côte d’Ivoire. À Bourg, les bénéfices de l’opération seront affectés au « don pour le fonds d’urgence pour les enfants ». Ce fonds d’urgence pour les enfants permet de disposer immédiatement des moyens d’action pour l’ensemble des catastrophes humanitaires, sans dépendre de leur médiatisation. Cela permet d’être prêt et réactif afin de préserver le plus de vies possible et d’aider les personnes affectées à se relever. Car comme l’a rappelé la déléguée de l’Unicef lors de la conférence de présentation, « les catastrophes frappent presque toujours le plus durement les pauvres, les plus fragiles, les plus isolés. Les enfants sont malheureusement au rang des premières victimes. Pour eux, même les dons les plus modestes peuvent faire une immense différence ».
Le rendez-vous est donc donné à tous les Bressans lundi 10 avril pour se montrer solidaire, mais aussi pour profiter d’un spectacle unique !
En pratique
Stade Marcel-Verchère à Bourg
Lundi 10 avril
Ouverture des portes à 12 h avec animations pour enfants.
Coup d’envoi à 15 h.
Espace restauration avec food truck.
Tarifs
› 10 € pour les abonnés et les 25 clubs partenaires du FBBP
› 18 € pour le grand public en tribune sénétaire
› 12 € en tribune nord
› 200 € HT pour le déjeuner d’avant-match avec les joueurs et match
en loges (à 12 h)
Infos et billetterie (en prévente) : www.fbbp01.fr
Margot Dumont, journaliste pour beIN sports
• Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce match ?
Déjà pour la cause, et dès qu’il y a du foot, c’est toujours un plaisir. Le public ne vient pas pour le match à proprement parler, mais pour voir les différentes personnalités. Sur le terrain, on ne va pas jouer très sérieux, on ne va pas faire des tacles…. On va plutôt être dans une logique de tous vouloir se faire briller et transmettre du plaisir aux spectateurs. Le plus important est que les gens passent un bon moment.
• Jouer avec des champions du monde 98, c’est sympa ?
Forcément, c’est exceptionnel. En plus, c’est ma génération ! J’étais une petite fille quand ils ont gagné la coupe du monde. Ce n’est pas la première fois que je joue avec eux. J’ai déjà fait quelques matchs, et ce sont des personnes très sympas, très accessibles. On apprend beaucoup à leurs côtés.
Vous êtes originaire de la région lyonnaise.
• Bourg, ça vous parle ?
J’ai des cousins qui habitent ici… J’ai couvert de nombreux matchs à Bourg quand ils étaient en Ligue 2. J’ai aussi fait un match de barrage pour le maintien. Donc j’ai de bons souvenirs, un stade très sympa et une bonne
ambiance. C’est un plaisir d’y retourner.

Robert Pirès, champion du monde 1998
• Quel est le sens de votre engagement ?
C’est important de répondre présent pour une bonne cause. L’argent récolté va servir pour aider des gens en difficulté. Ce n’est pas le premier ni le dernier match que je joue pour l’Unicef. Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi. Et quand Baptiste Vendroux m’a appelé, j’ai dit oui tout de suite.
Je suis très content de venir à Bourg que je ne connais pas.
• Les spectateurs attendent aussi de voir un match de foot ?
Oui, il faut s’entretenir et être en forme (rire). Avec les maillots d’aujourd’hui, il ne faut pas trop prendre de poids, sinon ça se voit. Bien sûr, les gens viennent pour voir un spectacle et des buts. Mais vu le niveau des joueurs, je ne suis pas inquiet.
• Comment gère-t-on une équipe qui mélange des ex-pros et des novices ?
C’est à nous les pros (Christian Karembeu, Govou…) de nous adapter. Nous devons les mettre en confiance, parler, les rassurer s’ils ratent un contrôle ou une passe.
• Si je vous dis Gerland 1998, vous pensez à quoi ?
On (Metz) a perdu contre Bourg en coupe de France à Lyon… C’est tout le charme de la coupe, et c’est pour cela qu’on l’aime. Sur un match, le petit peut battre le grand. Les gens pensent que nous, les pros, on prend ces matchs avec légèreté, mais non. Nous sommes tombés dans le piège. Et ce soir-là, Bourg avait été très bon et avait mérité sa qualification.
