Posté le 26 février 2025 par La Rédaction

C’est en 2006 que tout a commencé pour Christine Larivière. Alors prof de physique-chimie, elle crée avec Caroline Nallet, journaliste, la Dieselle compagnie. Leur idée ? « Défendre un théâtre contemporain, inventif et ouvert à tous. » Caroline Nallet choisit une autre destinée, mais Christine continue et, en 2014, se dirige vers « un théâtre du réel ». Soit des actions de médiation culturelle auprès de différents publics et dans divers lieux, dans la rue jusque dans les salles. En 2018, la compagnie entre dans une phase de réflexion autour de la condition du vieillissement des femmes et de leur place dans la société. Réflexion qui donnera deux spectacles : Vieille moi jamais en 2020, et Héroïnes en 2023. La comédienne, metteuse en scène et écrivaine n’aime pas l’immobilisme. L’année dernière, Christine, 53 ans, se lançait dans une nouvelle aventure aux côtés de deux complices : Elsa Ballenghien, 23 ans, et Claude Parolini, 73 ans ; autour de l’intergénérationnel. À nouveau, le sujet donne un spectacle abordant les relations mystérieuses et délicates entre mères et filles… Des relations souvent pas de tout repos. Avant de démarrer le travail de création, les trois artistes entendent impliquer les habitantes dans le processus au travers d’ateliers d’écriture et d’expression apportant « de la matière brute et véritablement ancrée dans le réel ». Depuis novembre, ces ateliers sont dispensés au centre socioculturel de la Grande Reyssouze et au club des aînés de la Reyssouze ; auxquels s’est greffée une troisième structure : le centre social de la Croix Blanche, début 2025. L’ensemble des ces actions permet aux comédiennes d’amorcer l’écriture. Une écriture qui, comme la mise en scène, est l’affaire du trio. Mais c’est seule que Christine Larivière garantit la ligne artistique.

Restitution publique des ateliers le 15 mai