Posté le 29 avril 2026 par La Rédaction

Difficile de ne pas songer à Nina Simone dès que l’on commence à écouter Go Blind, un des titres phare de High Priestess, son second album que Sarah McCoy vient présenter au Théâtre mercredi 6 mai. La filiation est incontestable, d’autant que le piano est une passion qui relie les deux femmes par-delà les décennies. Même voix puissante, pleine d’une énergie parfaitement maîtrisée, même émotion partagée à travers des morceaux qui se baladent entre blues, jazz (et pop aujourd’hui). Même sens du spectacle aussi, et même volonté d’imposer une présence scénique intense avec des costumes exubérants, des tatouages et des piercings en avalanche. Cette pianiste flamboyante, dont on a parlé parfois comme d’une « ogresse gothique » ou d’une « pétroleuse burlesque », signe avec High Priestess une œuvre terriblement personnelle qui, parfois, oscille entre la mélancolie et l’apaisement (comme dans La Fenêtre, en français dans le texte, puisque Sarah a déserté voilà quelques années la Nouvelle-Orléans pour s’installer en France). D’ailleurs, explique-t-elle, « l’album traduit les racines de mon trajet musical avec une grosse évolution vers le monde électro-prod ». Incontestablement, Sarah McCoy marque les oreilles autant que les esprits.

Théâtre-Scène nationale • Bourg • 24 €

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©Anoush Abrar