Posté le 1 septembre 2025 par La Rédaction

Avec le seul Kevin Kokila comme survivant de l’effectif 2024-25, la JL Bourg repart presque de zéro pour cette nouvelle saison.

À son retour du championnat d’Afrique, dont il a ramené une médaille d’or avec l’Angola, Kevin Kokila a dû être un peu désarçonné en regardant autour de lui à Ekinox. Plus de Maxime Courby (retraite) ni de Hugo Benitez (parti en Espagne), ses coéquipiers historiques à la JL, pour l’entourer. Ni même d’Adrian Nelson, victime d’une rupture des ligaments croisés après sa prolongation, à ses côtés, dans la raquette… Ou de Slobodan Savovic, la figure la plus ancienne du club (arrivé comme joueur en 2004), licencié du staff pour « agissements contraires à l’intérêt du club ».

Une quatrième saison avec la Jeu…
C’est bien simple : à part l’assistant Jean-Baptiste Lecrosnier, revenu assurer un intérim jusqu’à la fin de l’année 2025, le pivot franco-angolais ne connaissait plus personne. Ce n’est pourtant pas comme s’il
n’avait pas ses habitudes ici : déniché en troisième division, il s’apprête à débuter sa quatrième saison avec la Jeu. Pour trouver trace d’un effectif aussi renouvelé, il faut remonter jusqu’en 2015, lorsque seul Philippe Braud avait survécu à la relégation en Pro B.

…et 10 nouveaux joueurs
Cet été, dix nouveaux joueurs sont arrivés : un international français avec Adam Mokoka, une valeur sûre de Betclic Élite avec Antony Labanca, deux promotions de Pro B avec Assémian Moularé et Yvann Mbaya, un meneur subtilisé en EuroLeague avec l’Australien William McDowell-White, ainsi que cinq autres étrangers inconnus en France (l’international panaméen Ricky Lindo, l’international sud-soudanais Both Gach, l’Américano-Arménien Darius McGhee ainsi que les Américains J.T. Shumate et Tre Mitchell. Une nouvelle vague, particulièrement multiculturelle, qui se ressent jusque dans le staff, largement étoffé avec les arrivées du Vichyssois Jonathan Nebout, du Lituanien Marius Leonavicius et de l’Américano-Dominicain Sammy Mejia, petite légende du championnat de France, élu meilleur joueur de Pro A en 2011 avec Cholet basket. Un départ d’une feuille quasi vierge qui constituera bien l’écueil majeur de la nouvelle saison de la JL Bourg, d’autant plus que le coach Frédéric Fauthoux sera absent une grande partie de la préparation en raison de son statut de sélectionneur de l’équipe de France. « La difficulté est
qu’on n’a jamais le même groupe
», reconnaissait, au printemps dernier, le technicien burgien. « On perd toujours beaucoup de monde à l’intersaison. Ce qui fait la différence pour créer un collectif, c’est la
possibilité de travailler avec un groupe pendant deux, trois ou quatre ans. Pour nous, à chaque fois, il faut construire une équipe et faire évoluer des joueurs.
» Cela n’a jamais empêché la Jeu, sous l’ère Fauthoux,
de toujours se hisser jusqu’en demi-finale de Betclic Élite. Une forme de stabilité, cette fois, que les petits nouveaux auront la lourde tâche de pérenniser…