La Messe en si parmi les grands rendez-vous du premier week-end
L’ensemble belge Vox Luminis et le Freiburger Barockorchester allemand proposent ce samedi 13 le chef- d’œuvre de Bach Placé sous le signe des « Nouvelles échappées », le festival d’Ambronay laisse une large place pour cette 46e édition aux jeunes ensembles, émergents certes, et bourrés de talents, comme l’assemblée de Marie van Rhijn ou The Banshies, auxquels sera consacré le troisième week-end. C’est une nouveauté (imposée) par le festival, il est ramassé sur trois week-ends au lieu de quatre comme auparavant pour cause d’incertitudes budgétaires dans un contexte économique très troublé. Ce qui n’empêche pas cette nouvelle de s’annoncer diablement excitante avec dès ce premier week-end, consacré essentiellement à la musique italienne et à Scarlatti, une parenthèse allemande : la Messe en si de Bach.
Vendredi 12 septembre à 20h30 à l’abbatiale, ouverture italienne avec notamment un Te Deum signé Allesandro Scarlatti, une œuvre redécouverte voila peu et qui sera interprétée par le Cora et Orchestra Ghislieri dirigé par Giulo Prandi. Autre œuvre au programme, la Messa di Santa Cecilia. À 21 heures, dans l’Espace Daniel-Benassy (l’ancienne salle polyvalente), un duo assez exceptionnel, le folk singer britannique Pierre Faccini accompagné de Ballaké Sissoko, un musicien malien virtuose de la kora. Magique, tout simplement. Samedi 13 à 15 heures à l’abbatiale, second concert consacré à Alessandro Scarlatti, proposé cette fois-ci par le jeune ensemble La Palatine. Il s’agit d’un Stabat mater commandé vers 1724 par Franciscains de Naples au célèbre compositeur.
Retour à 20 h 30 à l’abbatiale avec un monument de la musique occidentale, la Messe en si de Jean-Sébastien Bach. Elle sera proposée par l’ensemble belge Vox Luminis et le Freiburger Barockorchester allemand. Le dimanche 14 à 11 heures dans l’Espace Daniel-Benassy, ce sera un voyage à travers mille ans de musique au féminin, à découvrir en famille, grâce à la compagnie Mise à feu ! À 15 heures dans la salle Monteverdi , une plongée dans la danse et la musique de la Renaissance avec Liane Sadler (traverso) et Elias Conrad (luth) un jeune ensemble EEEmerging. Le week-end se refermera à 17 heures à l’abbatiale avec les Cris de Paris. L’ensemble est un habitué du festival et il n’en finit pas de séduire par une audace et une imagination débridées. Cette fois-ci, Geoffrey Jourdain proposera un voyage à travers la musique romantique allemande, mais dans l’ombre de Bach. Tout au long du week-end, des visites de l’abbaye, des rencontres avec des interprètes, des scènes ouvertes aux amateurs et des ateliers sont proposés.
Philippe Berthon

Photo Sandra Mehl

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