Assémian Moularé : « Je mange basket, je dors basket »
Combo guard athlétique et bon shooteur, Assémian (1,84 m, 22 ans) a été formé à Levallois, avant de rejoindre la JA Vichy en 2022, sous les ordres de Guillaume Vizade puis de Dounia Issa et évolue désormais à la JL Bourg. Binational franco-ivoirien, il représente la Côte d’Ivoire en équipe nationale senior depuis ses 20 ans.
Peux-tu nous dire comment tu as découvert le basket ?
A. Moularé : J’ai découvert le basket grâce à mon père. Il en faisait lui aussi, il jouait du côté de la salle Nation à Paris. Il m’emmenait partout, sur tous les événements et, forcément, ça m’a donné envie. J’ai fait d’autres sports à côté, mais c’est le basket qui m’a accroché. Depuis tout petit, je baigne dedans.
Quels souvenirs gardes-tu de tes premières années sur les parquets ?
Du plaisir, surtout. Et puis de belles rencontres : j’ai connu mes meilleurs amis grâce au basket. On est toujours proches aujourd’hui.
À quel moment as-tu compris que tu pouvais en faire ton métier ?
Très tôt ! Je dirais vers 5-6 ans, j’avais déjà cette idée en tête. J’étais bon dans d’autres sports comme le foot ou l’athlétisme, mais je sentais que le basket, c’était pour moi. Entre 13 et 15 ans, avec le Pôle, j’ai vraiment compris que je pouvais devenir pro.
Y a-t-il quelqu’un qui t’ait particulièrement inspiré ou encouragé ?
Mon père avant tout. Il a été dur avec moi, mais ça m’a forgé. Ensuite, j’ai eu la chance de croiser des gens importants pendant ma formation : des coachs, comme Guillaume Vizade à Vichy, qui m’ont beaucoup aidé à progresser. Justement, à Vichy, tu as vraiment explosé.
Comment s’est passée ta signature à la JL Bourg ?
J’avais un contrat 1 + 1 à Vichy. Bourg m’a contacté assez tôt, ça m’a surpris, mais j’ai tout de suite su que je voulais venir ici. C’était le premier club à me montrer un vrai intérêt. Le coach m’a appelé directement, et j’ai été convaincu.
Quelle a été ta première impression en arrivant ici ?
C’est un club familial, bien organisé, avec de super infrastructures. La salle, l’ambiance… tout m’a plu. C’est un environnement parfait pour progresser.
Comment compares-tu la ProB et la Betclic Élite ?
Ça va plus vite, ça se joue davantage sur les détails. C’est très dense, très exigeant. Il y a plus de talent aussi. Je ne pensais pas m’adapter aussi rapidement. Je savais que j’étais capable de faire de bonnes choses, mais je ne pensais pas que ça irait aussi vite. Après, il ne faut pas se relâcher : ça n’est que le début, il faut continuer à bosser.
Sur quels aspects du jeu veux-tu encore progresser ?
Sur mon efficacité, déjà. Ce n’est pas encore au niveau que je veux. Et puis sur la compréhension du jeu, la lecture des situations. Défensivement, je me sens bien, mais offensivement, je veux être plus juste, plus constant.
Cette saison, tu découvres aussi la Coupe d’Europe ?
C’est très excitant ! Voyager, affronter d’autres styles de jeu, c’est une vraie expérience. En Turquie, par exemple, c’était fou : du bruit partout, une ambiance hostile… mais j’adore ça. Chaque match européen, c’est un apprentissage.
En dehors du basket, comment déconnectes-tu ?
(rires) Je déconnecte pas trop, en vrai. Je mange basket, je dors basket. Des fois, ça énerve un peu mes proches. Je regarde la NBA, les matchs européens… même sur les jeux vidéo, je joue au basket ! Mais j’ai un chien, un cocker, c’est lui qui m’aide un peu à décrocher. Quand je rentre, il s’en fiche du score, il veut juste jouer.
Tu vis à Bourg avec ta copine ?
Oui, elle s’appelle Cassandre. Elle est venue avec moi, elle travaille ici aussi. C’est important pour mon équilibre. Ta famille semble occuper une grande place dans ta vie. Oui, énorme. Ils viennent souvent me voir jouer, ils m’ont toujours soutenu. Et ils ne me brossent pas dans le sens du poil, hein ! Quand ça ne va pas, ils me le disent. Leur sincérité, c’est précieux.
Comment te projettes-tu ?
Honnêtement, je vis au jour le jour. J’essaie juste d’être meilleur chaque jour. Après, oui, j’ai des objectifs : jouer au plus haut niveau possible.
La NBA, pourquoi pas ?
C’est le rêve… Dernière question : jouer pendant les fêtes, c’est particulier, non ? Oui, forcément. C’est un peu le revers du métier : on joue le 25 ou le 26, pendant que tout le monde fait la fête. Mais c’est notre passion, on l’a choisie. Ma famille s’adapte, on se rattrape après les matchs. C’est le prix à payer, mais ça en vaut la peine.