Posté le 29 octobre 2025 par La Rédaction

Quand novembre s’apprête à tout défeuiller, il nous reste les fruits de l’églantier… Ce qui est rouge n’est pas le fruit, c’est son enveloppe protectrice, les fruits sont à l’intérieur, protégés par des poils irritants et collants. Si on les touche, il ne faut pas se gratter les yeux, ni le nez, ni rien d’ailleurs. Ces poils ont valu au cynorrhodon un nom vulgaire que l’on ne citera pas, mais que tout le monde connaît qui rappelle le prurit qu’il occasionne à l’anus si l’on s’aventure à en manger sans enlever les poils. Alors à part des poils à gratter, que contient ce faux fruit à l’allure de bonbon ? Quel message veut nous faire passer la nature en nous offrant ce joli cadeau ? Faire le plein de vitamine C, c’est ça le message ! À poids égal, sa concentration en vitamine C est 20 fois plus importante que celle de l’orange. En plus elle est stable, c’est-à-dire qu’elle n’est pas entièrement détruite par la cuisson. On peut donc en profiter en tisane, en gelée, et partir du principe que toutes les recettes qui tournent autour de ce petit trésor sont bonnes pour la santé. Tout ça pour dire que le meilleur moment pour le déguster, c’est maintenant. Après les premières gelées (on est au moins sûrs de ne pas trouver de poils irritants), on enlève le petit capuchon noir, on appuie et on fait le plein de vitamine C. Voilà donc une partie de l’histoire de ces petits ballons rouges qui embellissent nos chemins d’automne à l’heure où les couleurs se confinent dans nos cœurs…