Posté le 7 avril 2022 par La Rédaction

« Tout est parti de Bourg », assure reconnaissante Charlène Favier, désignée Bressane de l’année 2020. Un trophée de plus pour la réalisatrice bressane qui collectionne les récompenses avec son film Slalom sélectionné au festival de Cannes, en lice pour deux César, le prix Lumière à Lyon ou encore le festival francophone d’Angoulême…

119

Dans son film, Noé Abita incarne Liz, une jeune fille de 15 ans victime de l’emprise de Fred, son entraîneur de ski, dans la prestigieuse section de ski-études au lycée de Bourg-Saint-Maurice qu’elle vient d’intégrer. « À mon sens, le cinéma peut être source de plaisir, mais aussi de dénonciation », explique Charlène qui réside depuis 2 ans à Marseille mais revient régulièrement en Bresse visiter sa famille et notamment sa grand-mère, Jacqueline, 93 ans. Une figure de Bourg qui a tenu des établissements rue Bichat, des Jacobins et Préfecture. « Je reste très proche de ma famille. Ma société Charlie Bus production est d’ailleurs toujours basée ici. Je la gère avec Didier Balivet. Sans les coups de pouce et aides de la Ville et du Département (Guillaume Lacroix, Jean-Paul Rodet…), je n’aurais jamais pu en arriver là. » Charlène se souvient que son aventure a commencé par le théâtre, en option, à Quinet. Avec, ensuite, formation au jeu d’acteur et à la mise en scène à Londres et New York. L’aventure continue en Australie où elle ne pose pas ses valises à Melbourne, trop facile, mais prend la direction de Byron Bay, la ville située le plus à l’est, à 800 kilomètres de Sydney. Là, ce sont les rencontres, le stop, les petits boulots : Elle est tour à tour au service, au ménage, mais aussi mime de rue, puis passe son brevet d’État de ski nautique du côté d’un Club Med. Elle rejoint ensuite Byron Bay, au bord de l’océan, le rendez-vous permanent ou passager de communautés hippies. C’est dans ce lieu « de toutes les expériences » que la Burgienne découvre sa patte cinématographique qui depuis l’accompagne. Autodidacte, Charlène apprend sur le tas, monte un collectif et filme « ces gens, des utopistes qui veulent changer le monde ». Elle a filmé, et puis maintenant ? Décidée, elle prend la direction d’Avignon où se trouve l’Institut de la communication qui propose des formations aux métiers de l’audiovisuel. Retour à Bourg-en-Bresse où elle fait la rencontre de Didier Ballivet qui maîtrise le montage, sans doute le travail le plus passionnant, mais aussi le plus « prise de tête » dans l’élaboration d’un film. Is Everything Possible darling?, un documentaire de 57 minutes est né. Il est sélectionné en 2010 au festival international du grand reportage d’actualité du Touquet Paris-Plage. La suite ? on la connaît ! Une chose est sûre, son histoire ne fait que
commencer…