1 792 bébés à Fleyriat
Après plusieurs années de baisse, le nombre de naissances à la maternité du centre hospitalier de Fleyriat, à Viriat, se stabilise en 2025 avec 1 792 bébés, soit un de plus que l’an dernier. Le record date lui de 2014 (avec 2 239 naissances), avant que ne s’amorce une chute régulière : 2 095 en 2021, 1 913 en 2022, 1 844 en 2023 et 1 791 en 2024. Les parents sont principalement originaires de la Bresse, du Revermont, de la Dombes et du Val de Saône, mais aussi des départements voisins, notamment 44 familles de Saône-et- Loire et 35 du Jura.
Jade et Gabriel, les prénoms stars de 2025 à Bourg
En 2025, Jade et Gabriel dominent le palmarès des prénoms à la maternité du centre hospitalier de Bourg-en- Bresse. Chez les filles, Jade prend la première place avec 16 naissances, suivie de Rose (12), Louise et Mia (11), puis Agathe et Juliette (10), Alba et Anna (9) et Alix, Eva, Lina, Nina et Romy (8). Chez les garçons, Gabriel arrive en tête avec 18 naissances. Maël le suit avec 14, devant Louis (13), numéro un en 2024. Jules, Marceau et Elio comptent 11 naissances chacun, Léo et Léon 10, et Axel et Maé 9.
Devinez l’âge d’une personne rien qu’à partir de son prénom ! Le site de généalogie Geneanet montre que chaque prénom est à la croisée des modes, des tendances et de l’héritage culturel.
Quelle classe ne compte pas un Gabriel, une Louise, un Léo ou une Léa ? Mais sommes-nous vraiment libres dans nos choix ou influencés par les modes et les tendances ? Selon Tony Neulat, expert chez Geneanet, l’impact des effets de mode sur les prénoms est réel et observable depuis plus d’un siècle. Les prénoms courts connaissent aujourd’hui un succès marqué : dans le top 20, ils comptent en moyenne moins de cinq lettres. Cette préférence n’est pas nouvelle : il y a cent ans, les prénoms masculins comptaient déjà moins de six lettres et ceux des filles moins de sept, avec des classiques comme Jean, Pierre, Marcel ou Marie, Jeanne et Yvonne.
Les prénoms en « ette » avant la Seconde Guerre mondiale
Les effets de mode sont caractéristiques des XXe et XXIe siècles : il est souvent possible d’estimer la décennie, voire l’année de naissance d’une personne à partir de son prénom. Geneanet, site de généalogie, propose des graphiques révélateurs de cette évolution. Parmi les prénoms féminins, on note ainsi les terminaisons emblématiques de chaque époque : les « ette » (Georgette, Henriette, Paulette) dominent avant la Seconde Guerre mondiale, tandis que les « one » et « onne » (Simone, Yvonne) ou les « aine » (Germaine, Madeleine) marquent le début du XXe siècle. Après-guerre, les prénoms en « ie » connaissent un renouveau avec Annie, Sylvie ou Nathalie, puis dans les années 70 et 80 avec Stéphanie, Valérie, Virginie ou Julie.
Les prénoms en A dominent aujourd’hui
Aujourd’hui, les prénoms en « a » dominent le top 20 : Emma, Alba, Lina, Anna, Mia, Léa ou Julia. Les précurseurs Patricia et Sandra ont ouvert la voie dans les années 60 et 70, avant que les séries américaines ne popularisent Sabrina, Vanessa ou Jessica dans les années 80. La terminaison « ine » reste durable, évoluant de Jeannine et Jacqueline dans les années 30 à Joséphine dans les années 2000. Ce qui a changé, c’est la vitesse de renouvellement : avant 1945, le top 20 des prénoms masculins changeait peu d’une décennie à l’autre, tandis qu’aujourd’hui, un prénom sur deux disparaît au bout de dix ans. Ainsi, le prénom reste un reflet du temps, et Geneanet permet même de deviner l’âge d’une personne à 10 ans près grâce à son prénom, offrant un jeu à la fois ludique et révélateur des tendances culturelles.
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