Franck Perrin, porteur de la flamme olympique, est né à Bourg en 1966 et a réalisé toute sa scolarité dans les collèges et lycées de la ville. Il travaille aujourd’hui pour le groupe Sanofi, en tant que directeur régional. Il a pratiqué le rugby pendant de nombreuses années et c’est son papa, président de la commission des jeunes de l’USBPA dans les années 80, qui lui a transmis cette passion.
Dès l’âge de 6 ans, Franck se lance dans le rugby. Il remporte le concours du jeune rugbyman du comité du Lyonnais en 1982. Marqué par l’encadrement de Michel Greffe, il fait partie de l’équipe cadette finaliste du championnat de France au Parc des Princes contre Béziers. Son parcours sportif se poursuit au sein de l’équipe junior Reichel, demi-finaliste du championnat de France contre La Voulte. Franck a évolué également en scolaire au sein du lycée Lalande, où il a décroché la demi-finale du championnat de France UNSS et du lycée Saint-Pierre, atteignant la finale du championnat de France UGSEL.



Auréolé de quelques sélections au niveau du comité du lyonnais en cadet et junior Taddei, il est encore junior lorsque Franck intègre l’équipe première de l’USBPA sous la houlette de Nigel Horton, son premier match se soldera malheureusement par une double fracture de la cheville qui l’éloignera des terrains quelques mois et qui lui fera prendre conscience que ce rugby tant aimé est fragile lorsqu’il s’agit de le conjuguer à haut niveau avec sa carrière professionnelle .
A son retour, il réintègrera l’équipe 1ère sous la houlette de figures emblématiques du rugby burgien telles que Dominique Berraudier, Michel Ringeval, Aimée Buiret et François Anne. Son parcours prend une tournure singulière en 1992 lorsqu’il prend la direction du Jura, à Saint-Amour. Là, il entame une aventure humaine et sportive hors du commun, endossant le double rôle d’entraîneur et de joueur. Son frère Pascal le rejoindra un peu plus tard dans cette épopée, et ensemble, ils propulsent l’équipe de deuxième série régionale au niveau national en l’espace de cinq ans.
En 2013 , Franck Perrin aura l’opportunité de s’investir en tant que dirigeant dans son club d’origine. Il intègre la commission sportive, année où le club décroche le titre de champion de France fédérale 1 contre Bourgoin à Gerland, sous la présidence de Christophe Niogret et Maurice Guy. Son implication et son dévouement ne sont pas passés inaperçus.
En 2024 et prés de 40 années passées dans le laboratoire pharmaceutique Sanofi en tant que visiteur médical d’abord puis directeur régional, Franck a l’immense honneur de porter la flamme olympique à Nogent-sur-Seine, entouré de sa famille. Ce privilège, s’explique par le statut de Sanofi en tant que sponsor premium des Jeux olympiques de Paris 2024, les managers du groupe ont eu la possibilité de postuler pour porter la flamme, et Franck a été sélectionné sur la base de son parcours professionnel et de sa carrière sportive significative.
C’est donc samedi 13 juillet que Franck à eu l’honneur de porter la flamme olympique à Nogent-sur-Seine. Entouré de sa famille, il a parcouru 200m avec la flamme !

« Je suis très heureux en ce samedi 13 juillet 2024 d’avoir porté la flamme olympique dans cette coquette ville de Nogent -sur-Seine . C’est une grande fierté d’avoir pu participer à cette cérémonie qui sonnera sans doute comme le « Graal » de ma carrière . Ce moment hors du temps , m’a fait réaliser à quel point la flamme olympique est un symbole fort. Elle fait partie maintenant du cérémonial des jeux olympiques modernes. Dans la Grèce antique, au sanctuaire d’Olympie, le feu sacré brûlait en permanence dans les sanctuaires, son allumage étant réalisé, comme encore aujourd’hui, par un miroir parabolique, le skaphia, qui concentrait les rayons du soleil. Cette flamme est devenue un symbole de paix et de fraternité entre les peuples. Et là, je dois reconnaitre avoir vécu un moment incroyable. Je n’imaginais pas l’impact collectif et transgénérationnel de cette cérémonie du passage de cette flamme venue de Grèce ».
A Nogent , près de 6000 personnes, la presse, la TV, le préfet, les sénateurs, députés et autres huiles locales… Et surtout, une ferveur populaire incroyable que je n’avais ni anticipée, ni même envisagée. Des milliers de personnes qui font la « ola » , des clappings pleins d’énergie et des mains qui se tendent pour taper dans les vôtres. L’espace d’un instant, être porteur de la flamme c’est être dépositaire de l’esprit des jeux. C’est être un infime maillon d’une chaine de relais où se transmettent sur des milliers de kilomètres, les valeurs de l’olympisme ainsi que l’espoir de tous les athlètes de voir leurs efforts et sacrifices récompensés. Durant une matinée, vous êtes mitraillés de photos par des personnes qui veulent participer à l’Histoire en étant pris en photo avec vous. Des gens de toutes origines et de tous âges vous sollicitent, vous encouragent et partagent avec vous ce moment unique où, bien qu’individu lambda, vous représentez et portez sur vos épaules l’ensemble des jeux olympiques. Vous percevez d’ailleurs le poids du symbole au travers du dispositif de sécurité incroyable qui est déployé autour de vous. Sans rien dévoiler de l’organisation, il est troublant de voir à quel point la flamme est protégée. Plus qu’un chef d’état…

« Alors, en conclusion, je suis très fier d’avoir tenu ce feu pendant quelques minutes, cela restera comme un formidable souvenir d’une ambiance exceptionnelle. Cet enthousiasme qui règne tout au long du parcours prouve l’importance qu’a dans l’imaginaire collectif, cette petite flamme portée à bout de bras… Je souhaite bonne route à cette belle flamme et à tous ceux qui vont en être les propagateurs. J’ai une pensée particulière pour les membres de ma famille que j’ai eu la chance d’associer à cet événement ».