« Tout ce qui est meuble. » Autrement dit les tableaux, les timbres, l’argenterie, les véhicules, les chevaux, le matériel industriel, mais aussi les licences de taxi, les fonds de commerce… Le périmètre d’action de l’Hôtel des ventes de Bourg-en-Bresse n’a de limite que les biens “immeubles”. Et ça fait déjà beaucoup à traiter. « Près de 9000 estimations par an », indique Bénédicte Girard-Claudon. La commissaire-priseur se déplace en effet dans la France entière pour « trouver le plus juste prix » au gré des demandes qui lui sont formulées. Partage suite à succession, fermeture d’usine, assurance, les occasions sont nombreuses et requièrent un vaste champ de connaissances. « On est des sortes de médecins généralistes : les gens viennent nous voir avec un problème [un objet], on confirme ou infirme leur impression, on traite [estime]. Si besoin, on envoie chez un spécialiste [fait appel à un expert] pour confirmer le diagnostic [la valeur estimée]. »

Me Girard-Claudon, commissaire-priseur

Les demandeurs, tantôt déçus, tantôt surpris, restent tributaires des modes : « C’est lié au marché, au jeu de l’offre et de la demande. » Il est toutefois une règle que la professionnelle aime à constater : « plus il y a de contraintes, d’attentes autour d’un objet, moins celui-ci aura à offrir. À l’inverse, un produit libre, dont on n’espère rien, réservera de belles surprises. Le tout étant de “sentir“ l’objet. » Une compétence que Me Girard-Claudon a acquise et développée au cours de ses 26 ans d’activité à la Maison des ventes : « On apprend tous les jours, c’est tellement différent… » Cette passionnée, qui pense chacune des pièces de sa caverne -aux trésors- dans un nouvel environnement, encourage au mélange des styles : « C’est pareil chez tout le monde ; moi ça m’ennuie ! Ici, c’est une mine d’or pour trouver des idées. Il faut juste fouiller, et ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort. » Aussi, la commissaire- priseur organise-t-elle régulièrement des ventes aux enchères, dans un esprit convivial et chaleureux qu’elle tient à préserver : « Chacun vient, découvre, touche, pose des questions… » Soucieuse d’entretenir des rapports humains tangibles et déterminée à faire de l’Hôtel des ventes « un lieu de rencontres et de libre circulation », elle se refuse – au moins pour le mobilier traditionnel- à mener des enchères “en live“ (qui permettent une participation à distance). « Chacun est le bienvenu. »

Ouvert du lundi au vendredi,
de 9h à 12h30 et de 14h à 18h.
04 74 21 96 28
benedicte.girard-claudon@wanadoo.fr
www.interencheres.com/01001