Posté le 20 juin 2020 par La Rédaction

Avec lui, le village de Journans assoit sa réputation de terre d’artistes… Il a disséminé chez lui quelques pièces originales. Un lustre en racine de bois flotté dans la chambre ; une table basse sur radiateur en fonte au salon ; un vaisselier en vieux vestiaire et planches de chêne un peu plus loin… Autant de créations qu’Olivier Guyonnet, maître-nageur à Bourg-en- Bresse, expérimente au gré de ses trouvailles. « Ça m’a pris au moment où l’on a acheté la maison, ça va faire 5 ans. Il y avait tout à faire. » Un terrain de jeu idéal, donc, pour se faire la main et mettre sa patte au fil des travaux. « Au grenier, il restait de grandes planches de chêne massif. Du vrai bois, costaud. Le genre qui sera intact après que les murs de la maison seront tombés ! » Une matière première de qualité qu’il exploite et mêle au style industriel : « La maison s’y prête ». Quant à l’esprit récup… « autant prendre du vieux et le customiser, c’est moins cher ! » Et ça donne des pièces uniques.

Un confinement productif

La piscine a fermé ses portes pendant plus de deux mois. L’occasion rêvée pour Olivier de laisser libre cours à son esprit créatif. « J’avais en tête de faire un salon de jardin. » Aux banquettes en palettes et vieil établi repensé en table de cuisson déjà en place, il a entrepris d’ajouter quelques sièges. Mais pas n’importe lesquels. « Un pote, qui bosse dans un garage, m’a donné des tonneaux. J’en ai récupéré aussi quelques-uns en déchetterie. » Ainsi a-t-il, sans plan ni modèle, « juste l’envie de [s’]amuser », offert une seconde vie à une vingtaine de bidons d’huile.

À raison de 3 h 30 de travail par siège, Olivier découpe, nettoie, lime, perce et fixe… pour un rendu assez exceptionnel. Base peinte ou laissée brute, dossier simple ou avec accoudoirs, tissu pour l’assise : la personnalisation des bidons se fait à l’envi. Reste « qu’il faut que ce soit funky ! » Toujours prompt à réutiliser de vieux objets, Olivier se forme au fur et à mesure de ses réalisations. « Pour mon premier siège, j’ai passé deux disques de meuleuse. Après, on m’a prêté une découpeuse plasma : ça va comme dans du beurre ! »

Pour chaque pièce, le même déroulé des opérations : d’abord la découpe et le nettoyage (retrait de l’huile et dégraissage des parois, puis traitement de l’extérieur selon l’effet recherché). S’ensuivent le limage (pour éviter que les bords ne soient trop coupants), la fixation des inserts et la pose d’une durite en caoutchouc sur le pourtour. L’assise, quant à elle, est conçue sur un support en bois et mousse, recouvert d’un tissu résistant à l’eau et l’abrasion. Les motifs varient avec l’inspiration… « J’en ai déjà fait un total rock’n’roll ! Le bidon était vieux, bien rouillé : je l’ai brossé, j’ai peint le bas en noir mat, et j’ai fait l’assise en tissu jaune à têtes de mort. »

Si Olivier fabrique, retape et recycle, c’est d’abord pour son plaisir. N’empêche, quelques partages sur les réseaux sociaux lui ont déjà valu plusieurs commandes. « Je ne pensais pas que ça plairait autant ! » Et comme « toute expérience est bonne à prendre », il ne ferme aucune porte quant à l’évolution graphique de ses modèles. « Peut-être ajouter un logo… J’aimerais bien aussi trouver des gars qui taguent. » Autant de garanties que chaque siège sera une pièce d’exception.

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