Posté le 30 novembre 2023 par La Rédaction

Ambre, et Paul. Les deux prénoms les plus donnés aux bébés nés à la maternité bressane en 2023. Une tendance aux prénoms concis qui suit celles régionale et nationale depuis plusieurs années. Détails

Au grand défi de devenir parents, eux ont dit oui. Une nouvelle génération, petite révolution s’il en est, chamboule-tout d’une vie, qui prend corps – dans le ventre et en amont -, dès le choix d’un prénom. Comme le reste, chaque époque a sa tendance : les terminaisons en O ou A, les prénoms anciens, ceux mixtes ou composés, les consonances américaines… Ces dernières années, les prénoms courts ont particulièrement la cote. Tant chez les filles que les garçons. Et l’Ain n’y échappe pas, puisque sur le total des noms les plus donnés l’an dernier, la majorité n’excède pas deux syllabes. Exception faite de Gabriel qui, à l’échelle du département comme de la région, bat des records côté garçon. Les filles se partagent le podium entre Louise et Alba… À Bourg, 2023 n’a pas connu de vrai bouleversement, puisque sur les prénoms donnés depuis janvier à la maternité, on trouve Louise, Alba et Gabriel, avec dans l’ordre décroissant, Ambre et Paul en tête, suivis de Mia, Louis, Arthur, Malo, Eden et Marceau.

Charly, né en juillet 2023

Pour les parents Dorine et Quentin, le sujet était vaguement abordé lorsque, dans l’entourage proche, on donnait le prénom d’un enfant juste né. « On se disait si on aimait ou pas, ça n’allait pas plus loin… » Jusqu’à ce que Dorine tombe enceinte. « J’ai commencé à faire des listes sur mon téléphone ! » En cas de fille, et en cas de garçon. « On était d’accord dans les grandes lignes. On voulait du classique, mais suffisamment original quand même pour qu’il n’ait pas trois copains de classe qui s’appellent pareil… » Dans la liste de Dorine, donc, des noms majoritairement courts, soumis à l’appréciation de Quentin. « On a essayé de se projeter, de voir comme ça rendait quand on l’appelait. On a pensé aussi à quel surnom les gens pourraient lui donner, en misant justement sur du court pour éviter d’avoir à le faire ! » Le couple a bien sûr testé l’apposition des prénoms de la liste avec le nom de famille de monsieur ; aucune contre-indication, ni aucun mauvais jeu de mots à constater. « On a regardé dans nos familles respectives, le prénom n’avait été donné ni d’un côté ni de l’autre ! » Champ libre, donc. « Évidemment, chacun y est allé de sa suggestion, mais a on tenu à garder le prénom secret jusqu’à la naissance… Certains s’étaient approchés, on nous a dit Charles plusieurs fois, ça semblait plaire à tout le monde. Au moins ça nous a rassurés ! » Car c’est Charly, que Dorine et Quentin ont finalement choisi. J’en ai rencontré quelques-uns, tous étaient de vrais bons gars. Toujours sympas. Ça doit venir du prénom ! » Gageons que le petit boy d’aujourd’hui soit de ceux-là demain.

Mya, à naître en janvier

Marjorie et Damien avaient, eux, chacun leur liste. « S’il y avait un prénom en commun, alors ce serait celui-là ! » Et il n’y a pas eu besoin de chercher loin : 2e sur celle de Marjorie, 1er sur celle de Damien… Mya a mis tout le monde d’accord. Le court faisait partie des critères, pour l’un et l’autre. « Plus rapide à écrire !» Quant au choix du M comme première lettre, c’est plutôt un choix de Damien, dont le papa s’appelle David et qui, pour sa compagne, a voulu suivre la même logique : « La maman de Marjorie s’appelle Martine. » Mya viendra donc compléter le trio. Le couple a profité de la cérémonie d’annonce du sexe de l’enfant pour annoncer aussi son prénom. « Le secret aurait été trop lourd à porter, il faut toujours être sur le qui-vive, faire attention à ne rien lâcher… » Là encore, Mya a fait l’unanimité. Reste à découvrir, avec le temps, si les traits de caractère donnés pour ce prénom seront raccord avec ceux que développera la demoiselle.