Posté le 25 mars 2026 par La Rédaction

La journaliste aindinoise est désormais joker à la présentation des émissions phares de CNews, Elle nous a donné rendez-vous au pied de sa rédaction… à Paris.

Pour Élodie Huchard, le journalisme n’est pas un métier, c’est une vocation. Dans le salon familial de Neuville-sur-Ain, elle regarde, admirative, les émissions de Michel Drucker. « En grandissant, j’ai compris les différentes facettes du métier et j’ai choisi le journalisme », explique la trentenaire. Certains tentent alors de la décourager, mais Élodie veut croire en son rêve et peut compter sur le soutien de ses proches, à commencer par sa maman avec qui elle entretient une relation fusionnelle. En terminale, elle adresse une lettre à Marie Drucker, alors à la tête de l’émission Soir 3.

image 20

Les Drucker comme parrains
Quelques jours plus tard, Élodie visite le siège de France télévisions à Paris et aperçoit l’animatrice. « Je vais la voir alors que je suis quelqu’un de très timide », se souvient Élodie, qui recevra dès le lendemain une proposition de stage aux côtés de la journaliste. Élodie accepte et profite de cette opportunité pour rencontrer Michel Drucker à l’occasion d’une émission coanimée avec sa nièce. « Marie est ta marraine, désormais je suis ton parrain et je ne te lâcherai pas », lui assure le célèbre animateur. « Presque vingt ans après, je peux attester qu’il est toujours là et que je peux compter sur lui », sourit Élodie. L’année suivante, la jeune femme qui intègre une double licence d’histoire et de sciences politiques à la Sorbonne, enchaîne les stages à Europe 1 en multipliant les rôles. Une expérience qui lui permettra d’apprendre très rapidement, sans passer par une école de journalisme. Son talent est vite remarqué au sein de la rédaction et Élodie transforme l’essai. Elle collabore avec Wendy Bouchard durant deux saisons en parallèle de ses études, qui s’achèveront sur une belle opportunité. « Arlette Chabot recherchait une programmatrice pour son interview matinale sur LCI. Nous avions été voisines de bureau, je lui ai envoyé ma candidature. Elle l’a retenue », se rappelle Élodie, qui officiera à LCI jusqu’à l’été 2016. Au moment de la campagne présidentielle de 2017, elle fait le choix de rejoindre la rédaction de LCP, soucieuse de « mieux connaître et maîtriser l’actualité parlementaire ». Elle suivra toute la campagne en tant que programmatrice pour la matinale.

image 23

De LCI à CNews en passant par BFMTV
C’est alors que sa rédactrice en chef lui fait part d’une offre sur la chaîne d’information en continu BFMTV. Élodie saisit cette opportunité et devient, à la rentrée 2017, programmatrice sur l’émission d’Apolline de Malherbe, avant de passer petit à petit sur le terrain. En avril 2022, sa carrière prend un tournant considérable. CNews lui propose un contrat de 18 mois, désormais transformé en CDI. Au sein de la chaîne, Élodie fait ses armes et vit sa première campagne présidentielle sur le terrain : « J’ai suivi Valérie Pécresse, de la primaire à l’élection présidentielle, explique-t-elle. J’allais dans plein d’endroits en France, je rencontrais énormément de gens. » Après cette période riche et intense qu’elle décrit comme un « rouleau compresseur », elle se voit proposer une nouvelle mission. « On m’a demandé d’intervenir en plateau, puis de présenter. Je n’avais jamais fait ça, j’étais paniquée. » Qu’importe, elle prendra les rênes de la matinale et de l’émission Punchline lors des absences de Laurence Ferrari. L’essai est concluant et se poursuit dans le temps. « L’été, durant les vacances ou lors d’une absence, je suis à l’antenne, explique-t-elle, heureuse de pouvoir concilier les deux. Il m’a fallu du temps pour que je prenne goût à la présentation, que je trouve ma place et mon style, mais c’est ce qui m’a toujours plu dans le journalisme : avoir plein de missions différentes. » Ses activités sont multiples. « Le week-end je suis en plateau, et la semaine je suis sur le terrain », détaille Élodie, qui sort justement de l’Assemblée nationale. Son appétence pour la procédure parlementaire la conduit régulièrement dans les couloirs du palais Bourbon, mais elle suit également l’actualité politique du bloc central, les conseils des ministres ou les déplacements du chef de l’État, « mais jamais à l’étranger, parce que j’ai peur de l’avion », précise-t-elle en souriant. L’étranger, elle y va tout de même parfois, surtout lorsqu’il est question de famille royale.

image 22

En direct de Windsor
C’est la grande passion d’Élodie. « Le meilleur déplacement de ma vie, c’est mon fond d’écran », dit-elle en montrant son téléphone où s’affichent Kate et William à l’occasion d’une visite d’Emmanuel Macron à Windsor, un événement inratable pour celle qui collectionne les tasses à l’effigie de Diana sur son bureau. « J’ai pu entrer dans les plus beaux endroits de Windsor que j’ai vus mille fois dans les livres » souligne-t-elle, nostalgique. Élodie envisage la suite de sa carrière sereinement. « Je pense que mon évolution sera naturelle, en quittant le terrain pour me consacrer à la présentation. » Un avenir qu’elle voit en compagnie de Romy, son petit cavalier King Charles, tant à Paris que dans l’Ain. Et les occasions de regagner le département sont nombreuses. Celle qui se définirait comme « chauvine de l’Ain » ne manquerait pour rien au monde la Sainte-Agathe ni le bal des conscrits.

Crédit photos : Aurélien Pierron / CNews