Posté le 27 janvier 2025 par La Rédaction

»Tel Daniel réchappé de la fosse aux lions, l’église Notre-Dame de Bourg a survécu à deux fauves. D’abord au Tigre de l’Ain, surnom du représentant de la Révolution pendant la Terreur. Logeant à l’hôtel de Bohan à l’extrême opposé de l’édifice catholique, il prend ombrage de son clocher, dont le son tonitruant (à ne pas confondre avec Tony Ferret) lui donne le bourdon. Albitte le décapite, tout comme il guillotine plusieurs Bressans sur un coup de tête. Après la Première Guerre mondiale, un autre animal politique dit le Tigre prend place contre l’église : Clémenceau. Anticlérical, certes, mais respectueux de la spiritualité, il cohabite avec sa voisine bien mieux qu’Albitte. Le soin du patrimoine religieux étant récemment monté en flèche, des travaux s’annoncent à Notre-Dame de Bourg. Résumons : en 1793, la Révolution lui coupait la tête, mais en 2025, la République, dont au premier chef la municipalité, s’apprête à la restaurer. Au diable l’échafaud, place aux échafaudages !

»Christophe Fléchon