Quiconque souhaite être en avance sur les sorties ciné nationales peut s’en remettre les yeux fermés à l’équipe du Ciné rural Bresse-Revermont. Une équipe de passionnés cinéphiles qui régulièrement bataillent auprès des productions pour obtenir le droit de diffuser – avant le reste du monde – les films qui quelques jours plus tard s’invitent sur grand écran.
Il en sera ainsi pour le film franco-belge L’Étrangère de Gaya Jiji, qui sortira en salle mercredi 24 juin, projeté en avant-première samedi 30 mai, à 20 h 30 à Revonnas. En présence, s’il vous plaît, de la réalisatrice et des producteurs Milena Poylo et Gilles Sacuto. Pas l’actrice principale Zar Amir Ebrahimi en revanche, qui vient d’avoir son premier enfant… donc pouponne !

Quelle histoire, alors ?
Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans, dont elle ne voulait pas risquer la vie, et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour se reconstruire, obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question.
Au-delà du parcours quotidien d’une migrante, l’Étrangère décrit le combat difficile d’une femme pour le droit à se réinventer, aimer et vivre une vie nouvelle en préservant l’ancienne. La réalisatrice traite ici son sujet avec beaucoup de franchise et de sensibilité, offrant à la comédienne Zar Amir Ebrahimi (qui par ailleurs a reçu le Prix d’interprétation à Cannes pour Les Nuits de Mashhad) l’un de ses plus beaux rôles dans un film français. À travers l’histoire d’une femme résiliente et rayonnante d’espoir, qui reconstruit sa vie sur une terre étrangère, animée par un profond désir de vivre et redécouvrir l’intimité après le traumatisme de la guerre ; le film offre une perspective inédite sur le Moyen-Orient.
Gaya Jiji
Née en 1979 à Damas, elle est aujourd’hui installée à Paris où elle a obtenu son master en cinéma, spécialité Réalisation et création. Plusieurs de ses courts-métrages ont été présentés en festival à travers le monde. En 2016, elle a remporté le Prix Women in Motion au festival de Cannes. Deux ans après, elle y présentait en avant-première au festival de Cannes-Un certain regard son premier long métrage après avoir fui la guerre en Syrie : Mon tissu préféré.

À suivre, avec le Ciné rural Bresse-Revermont
• Samedi 13 juin, en partenariat avec le château de Treffort, projection de Dirty Dancing en plein air après le concert de MojoHand.
• Jeudi 9 juillet, ciné-concert Au bonheur des dames (film muet de 1929) à Pouillat dans le cadre de la 6e édition du festival Arts aux jardins.