Posté le 2 septembre 2026 par La Rédaction

La compagnie burgienne a fêté ses 20 ans cet été. Portrait d’une équipée joyeuse en quête de sens.

Au début des années 2000, le regretté joueur de saxo Jacques Reydellet ouvre en bas de la rue du 4 Septembre à Bourg, un bar musical et littéraire. Sans prise de tête, mais avec un mot d’ordre – plutôt deux -, folie et création : le Bémol 13. C’est ici, lors d’un vendredi soir « Des notes et des mots », que l’animateur Georges Ravat accueille deux jeunes femmes : Christine Larivière, professeure de physique-chimie, et Caroline Nallet, journaliste au journal Le Progrès. Au gré de souvenirs partagés, Christine évoque : « Tu avais proposé le thème des vacances, nous avions interprété un texte de Rémi De Vos : Le Brognet. C’est un auteur contemporain que j’aime beaucoup, qui nous a écrit le spectacle Héroïnes. Il tourne d’ailleurs très bien ! » Gros succès à l’époque pour le Brognet [invention littéraire pour désigner un fromage], qui conte l’histoire d’amour entre une fille et un garçon. Une famille aime le Brognet et l’autre le Maroilles. Une tragédie au camping… Quelques soirées plus tard, le public conquis encourage les deux dames à poursuivre dans la création et voilà que le binôme sert Histoires de pauv’filles et drôles de dames. Un gros succès également, cette fois joué à travers la France et à l’étranger. L’aventure commence pour Christine et Caroline qui quittent chacune leur travail pour se consacrer à la création de la Dieselle compagnie. « Évidemment, avec Caro, nous étions en proie à l’incertitude. Certains nous disaient courageuses, d’autres ne nous voyaient pas aller très loin », révèle Christine avec son rire si particulier. Comme chacun le sait, la compagnie a poursuivi créations et déplacements, la troupe s’est agrandie, un noyau de comédiennes s’est formé, et d’autres se sont engagés pour un/deux spectacles. En 2009, la désormais seule cheffe aux manettes crée le festival Carbur’en scène, portée par « l’envie de [s]e diversifier, découvrir le théâtre sous toutes ses formes et des compagnies professionnelles concernées par notre concept. » Pendant 10 ans, le festival voyage, s’installant dans les différentes structures burgiennes, y compris au centre pénitentiaire à plusieurs reprises. « Ça a représenté un sacré boulot, mais c’était très positif. Nos spectacles sont drôles, mais tendance grinçante, avec toujours un propos. Pour moi décrit l’artiste, l’humour permet de questionner et mettre le doigt où ça fait un peu mal. Si je devais les citer, je dirais que Fille de ta mère, Vieille moi jamais, Héroïnes et d’autres comme Belle robe et Groseille sont de purs divertissements. » Aujourd’hui la Dieselle compagnie poursuit sa route, en intérieur comme en extérieur, avec sa dernière création : Fille de ta mère, jouée dernièrement à Ambérieu-en-Bugey. Un succès, encore. Fin août, la troupe fêtait ses 20 ans lors d’un événement à son image, regroupant théâtre, musique, surprise, le tout dans une atmosphère un peu foutraque.

Héroïnes sera présentée le 6 septembre à Sainte-Olive.
« Plus qu’un spectacle de rue, un cri du cœur : celui des femmes pour résister à l’invisibilité. »

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Dans le spectacle Héroïnes : Aurélie Girodon, Armelle Jamonac, Claudie Parolini et Lisa Livane

Contact : coordination@diesellecompagnie.fr