Posté le 29 janvier 2026 par La Rédaction

Elle est de ceux qui ont fait l’expérience – renouvelée – de s’inscrire aux courses Hyrox. Un format cardio combiné à la course à pied et accessible à tous. Témoignage.

Quelle sportive étais-tu avant de te lancer dans l’Hyrox ?
Je fais principalement du trail. Courir dans la nature… j’adore ça ! Les sorties font entre 10 et 15 km. La dernière, c’était un urban trail : à Lyon, de nuit, sur 20 km. Ça fait aussi 3 ans que je suis des cours en salle : musculation, crosstraining et strongfit. C’est mon coach qui m’a proposé d’essayer l’Hyrox en complément.
À quoi a ressemblé ta première compétition ?
Des adhérents s’étaient inscrits à Marseille. C’était un relais de 4 et il leur manquait quelqu’un. Relais de quatre, ça veut dire que tu fais 2 km et deux activités… Moi, j’avais le farmer carry et le sled push. Une fois la course terminée, je me suis sentie frustrée : j’en voulais plus ! J’ai demandé à mon conjoint Xavier s’il voulait en faire avec moi. Je ne me voyais pas y aller seule ; pas pour l’instant. J’ai peur de trop subir. J’aime pouvoir gérer mon effort, l’intensité, et me dire que j’irai jusqu’au bout.
S’entraîner à deux est-il plus motivant ?
Vraiment ! On se pousse l’un l’autre. Si je sens qu’il n’en peut plus, je prends le relais, et inversement. Et puis on est dans l’esprit de s’éclater. On a déjà fait Barcelone et Vérone. Le prochain ce sera Lyon, le 23 mai. On devrait partir quelque temps en Guyane d’ici l’été prochain, on a regardé s’il y en avait là-bas ! Les plus près, c’est au Mexique. Mais comme à chaque fois on reste quelques jours, ça peut être l’occasion de visiter…
Quel atelier redoutais-tu le plus, et auquel tu sentais-tu le plus à l’aise ?
Je redoutais surtout les fentes. Le skierg et le rameur, en revanche, ça ne me dérange pas. Tirer, ça va mieux que pousser ou jeter, comme au sled [plus de 150 kg en mixte] ou au wallball [100 reps].
Sur les trois compétitions Hyrox que tu as disputées, sur quoi t’es-tu révélée ?
La course à pied ! Je me suis inscrite en septembre dans un club de trail où j’apprends le fractionné. Ça m’a fait du bien : je suis passée de 7’20’’ à 6’54’’ le kilomètre. À Barcelone, on s’était fait doubler par des Néerlandais, ils avaient la soixantaine. À Vérone, on a mis un tour d’avance à un binôme de jeunes. Ils avaient peut-être 20 ans de moins que nous. Entre les deux, on a gagné 6 minutes. On va essayer de gagner encore sur la prochaine !
Ces réussites ont-elles un goût de revanche ?
Au collège, en sport, je me cachais. Personne ne me prenait dans son équipe. Aujourd’hui, je prouve que je suis capable. Oui, c’est une revanche, et ça aide à prendre confiance. Mais c’est aussi, surtout, une façon de rester en bonne santé. Je veux être en pleine forme… à 48 ans comme plus tard à 70 ! Il faut bouger ; même nos téléphones n’arrêtent pas de nous le rappeler.
Quel volume horaire consacres-tu au sport chaque semaine ?
À peu près 6 h. Je marche tous les jours avec mon chien, Malo. On l’a adopté pour ça. Ensuite Hyrox, course à pied, muscu… Et je regarde pour essayer la Spartan. J’ai un peu peur de me faire mal, mais je crois que ça s’aide beaucoup entre participants sur les obstacles.
Que réponds-tu à ceux qui ne se croient pas capables ?
L’Hyrox est adapté à tout le monde. Il ne faut pas se mettre de barrière. Venez essayer !