Voici juin, gorgé de jus et de joie. Pour illustrer ce mois marqué par le Printemps de Pérouges, évoquons un festival de baies rouges, desquelles il faudrait savoir abuser avec modération… Une anecdote vaudra-t-elle antidote ? Un chapardeur, qui plutôt qu’une souris verte courant dans l’herbe, attrapait sur l’arbre une cerise rouge par la queue, se fait cueillir en flagrant délice. Chemisier taché par le cerisier, joues écarlates et bombées, il ne peut nier son crime : il a touché au fruit dépendu fondant sous la dent. Double peine : le possédé, gourmandé par le dépossédé, souffre un peu plus tard par là où il a péché. La cerise de joie dégénère en crise de foie. Elle reste sur l’estomac et la conscience du paroissien : c’est la cerise sur le catho !
Christophe Fléchon
