Il faut se méfier des apparences ! Avec un surnom comme le sien, « Coq », on pourrait hâtivement penser que Christian Borron est un pur Bressan. Or, il est revermontois : « J’habite Villeversure et suis originaire de ce village », explique le président de l’USBPA association… qui n’a jamais joué au rugby !
« Plus jeune, j’aurais pu jouer ailier alors qu’aujourd’hui, j’ai plus le physique d’un pilier », sourit celui qui avoue que c’est le poste de troisième ligne centre qui lui plaît désormais le plus. Mais alors, comment celui qui pendant plusieurs décennies a joué au foot à Hautecourt ou encore Viriat s’est-il pris au jeu du ballon ovale ? « J’y suis venu il y a 12 ans, en tant que parent accompagnateur. Mon fils aîné Jules a souhaité suivre les traces de son grand-père Alain Picard, ancien ouvreur de l’USBPA et international France B. » Très vite, celui qui se décrit comme « un fédérateur plus qu’un leader » fait partie des parents à l’origine de la commission animation de l’école de rugby violette. Le garçon fait ses preuves et est très vite sollicité pour intégrer le comité directeur de l’association et présider aux destinées de l’école de rugby violette, en charge notamment du renommé tournoi Pomathios ! Un engagement croissant décrit de façon très imagée par l’intéressé : « Le rugby, tu y mets un doigt au départ, tu finis par y mettre le bras en entier ». Une passion naissante qui se partage en famille, puisque Marius, le fils cadet, enfile la tunique violette et qu’Estelle, la conjointe de Christian, est investie également.
Il y a 6 ans, il est nommé vice-président et, en décembre 2020, élu coprésident. Depuis la rentrée 2022, il occupe seul la fonction de président de l’association USBPA Rugby. L’apprentissage se fait à vitesse grand V ; il le faut, car depuis décembre 2021, il représente l’association au sein du CA de la structure pro de l’USBPA (SASP). Il mesure combien l’USB est une institution à Bourg. « Avec un tel impact sur la ville et au-delà, c’est une grosse machine, ça déclenche des passions. Il faut vraiment le vivre de l’intérieur pour s’en rendre compte. » Il faut donc être tantôt modérateur, même en intra, tantôt déclencheur, analyse l’homme, à la tête d’une quinzaine de salariés. Heureusement, la structuration se poursuit. « C’est un engagement au quotidien, avec énormément de temps de représentation. Comme je suis quelqu’un très attaché à la convivialité, ça prend du temps ! » sourit-il. Si la place de ce chargé d’affaires au centre de formation Emeris de Péronnas a beaucoup évolué ces derniers mois, avec notamment un plein engagement dans le projet transversal Violets 2027, Christian le dit sans détour : « Je garde un lien quasi filial avec l’association, ce sont deux mondes différents ». Aussi légitimement qu’humblement, il avoue : « Je n’aurai jamais les oreilles en chou-fleur, donc le sportif, je le laisse aux experts ! » Son cheval de bataille à lui, c’est l’image et l’état d’esprit. « Je veux ramener un esprit de village dans un club de ville et sortir de l’identité parfois enfermante des gros clubs. » En toute convivialité, évidemment.

Le coup d’envoi de la coupe du monde de rugby sera donné le 8 septembre 2023
Pour lancer les festivités, un train sillonne la France depuis le 21 juillet. Ce train de la coupe du monde de rugby France 2023 s’arrêtera en gare de Bourg-en-Bresse les 10 et 11 octobre 2022 de 10 h 30 à 18 h.
Destiné à tous (amateurs de rugby ou novices de tout âge), ce train de quatre voitures fera vivre la coupe du monde entre expériences immersives, découverte des équipes qualifiées et histoire du rugby.
La présence à bord du Trophée Webb Ellis (décerné tous les quatre ans au vainqueur de la compétition) sera le clou du spectacle.