Posté le 1 septembre 2022 par La Rédaction

Le président violet Jean-Pierre Humbert a rempilé pour deux ans à la tête de l’USBPA et affiche ses ambitions.

La saison dernière est-elle complètement digérée ?
Oui, la page est tournée. Il faut se servir des échecs pour mieux rebondir.

Vous deviez quitter la présidence de l’USBPA et finalement vous êtes toujours à la barre, pourquoi ?
J’avais effectivement annoncé que ça serait ma dernière année, mais les circonstances sportives m’ont obligé à revenir sur cette décision. Quand nous (conseil d’administration) avons décidé de limoger notre ancien coach Y. Boulanger et de nommer à sa place F. Estebanez, je ne me voyais pas quitter le navire à ce moment-là. J’assume ce choix. Mais je ne reste pas par contrainte, je suis très content de poursuivre à la tête du club pour deux saisons supplémentaires.

À l’intersaison vous avez eu un discours très offensif, c’était pour montrer que, même en Nationale, l’USBPA reste ambitieuse ?
Nous n’avons aucune certitude, mais nous avons des ambitions. J’ai pu mesurer, en participant aux réunions de la Ligue nationale de rugby, ce qu’est le monde du rugby professionnel. Tous mes collègues de Nationale veulent monter en Pro D2, mais ils ne mesurent pas l’écart important entre les divisions à franchir ! Pour rester en Pro D2, nous savons ce qu’il faut faire. La saison dernière, nous avons gagné 20 points sur la première partie de saison et 26 points sur la seconde. Si nous avions pu faire aussi bien sur la première partie que la seconde, nous serions encore en Pro D2… Mais les équipes en Pro D2 n’ont pas envie de laisser leur place. C’est dans cette réflexion que nous avons choisi de miser sur Fabrice comme manager général (engagé pour trois saisons) et d’étoffer notre staff. Mais nous savons que le nerf de la guerre, c’est le budget. Il faut au minimum 7,5 millions d’euros. Nous affichons nos ambitions, mais je n’oublie pas que nous sommes 14 équipes sur la ligne de départ !

Quel sera le budget du club cette saison ?
Nous partons sur un budget de 4,5 millions d’euros contre 6,5 millions d’euros l’an dernier. En Nationale, nous n’avons aucun droit TV et perdons la prime à la montée de 300 000 euros. Il faut faire progresser notre budget ; nos équipes commerciales y travaillent. Nous avons mis en place un projet baptisé « Violet 2027 ». Cela passe par une remontée en Pro D2 dès la saison prochaine et s’y maintenir, car c’est trop compliqué de faire le « yoyo ».

Malgré la relégation, vos supporters ont été exceptionnels ?
C’est pour eux que nous nous battons. Combien de clubs en France peuvent rassembler 6 à 7 000 personnes par match en jouant le maintien ? Quand Fabrice Estebanez voit l’engouement de nos supporters à Verchère, il trouve ça magique. C’est unique en France ! Je suis reparti pour deux ans à la présidence, et ma plus grande fierté serait de remonter et laisser le club en Pro D2. Si j’arrive à faire cela, ça sera la plus belle satisfaction pour moi.


Le conseil d’administration de l’USBPA a reconduit J.-P. Humbert dans ses fonctions de président pour 2 ans. Christian Duclos endosse le rôle de vice-président en charge du sportif, tandis que Jacques Page a démissionné de son poste de vice-président. Georges Chenaux devient vice-président et Patrick Thion administrateur. Trois nouvelles personnalités intègrent le CA : Romain Humbert, Serge Prost et Jean-Christophe Vanier.